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24 juin 2024
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COP 28 : Le Togo, engagé pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre

Les travaux de la 28è Conférence des parties sur le climat (COP28) se poursuivent à Dubaï, aux Emirats arabes unis. Les participants font l’évaluation complète des progrès enregistrés depuis la COP21 de Paris, qui fixe comme priorité une limitation de la hausse de la température mondiale à 1,5°C.

Le Togo s’est engagé pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à travers notamment une politique de promotion des énergies renouvelables et une campagne nationale de reboisement et de préservation de l’écosystème. Faure Essozimna Gnassingbé, qui a assisté à l’ouverture de cette grande messe, a eu l’occasion de présenter les mesures prises par le Togo afin de renforcer la résilience des populations face aux effets du changement climatique, conformément à la Feuille de route gouvernementale Togo 2025.

” Les priorités du Togo pour cette conférence sur le changement climatique, c’est que nous soutenons les financements pour l’adaptation, étant un pays vulnérable. Nous voudrons également que les partenaires assistent les pays en développement, surtout en payant leurs dettes de financement, la mobilisation au profit des pays en développement. “, a indiqué Yao Merry, la Directrice de l’Environnement et des ressources forestières. Elle a ajouté que la mobilisation des ressources, la question de transfert des technologies font partie intégrante des priorités du Togo. Elle n’a pas manqué d’indiquer l’ambition du pays d’obtenir un résultat juste des questions de ” pertes et dommages “.

Les priorités du Togo en la matière regroupent, d’une part, la thématique de l’agriculture durable, avec des projets et initiatives de pratiques agro-écologiques, et un accent sur la maîtrise de l’eau et, d’autre part, la construction d’une économie résiliente aux changements climatiques et à faible émission de carbone, qui inclut les projets et initiatives de transition énergétique, de mobilité verte, de foresterie et biodiversité, de santé, de l’assainissement et des déchets.

Dans cette perspective, en marge des travaux de la 28è édition de la Conférence des parties sur le climat, le Togo et la société AMEA Power, basée aux Emirats arabes unis, ont procédé le 02 décembre 2023 à la signature d’un protocole d’accord de financement pour la construction de l’extension de la Centrale photovoltaïque de Blitta. La cérémonie s’est déroulée au Pavillon Togo, en présence du chef de l’Etat.

Aussi, il est annoncé, la signature de l’accord de financement de 800 000 euros, soit 525 600 000 FCFA entre le gouvernement togolais et la république fédérale d’Allemagne, l’ISF au profit des communes du Golfe 1 et Golfe 7 et Kloto 1 pour protéger les populations de ces communes contre les risques d’inondations à travers l’assurance paramétrique qui sera mise en œuvre à travers l’assureur Axa climate.

Il faut dire que pour concrétiser son engagement au niveau mondial, le Togo a élaboré en septembre 2015, des Contributions déterminées au niveau national (CDN). Cinq ans après ce document stratégique, le pays a revu à la hausse son ambition en vue de participer valablement à la limitation de l’augmentation de la température mondiale de 2°Celcius, voire 1,5° Celsius. Dans cette dynamique, le gouvernement s’est engagé dans une contribution inconditionnelle de réduction des émissions de Gaz à effet de serre (GES) de 20,51% à l’horizon 2030, soit 6 236,02 Gg CO2-eq, et dans une réduction supplémentaire de 30,06% des émissions de GES correspondant à 9 305,59 Gg CO2-eq.

L’énergie est l’un des secteurs économiques qui a des impacts considérables sur l’écosystème. Elle contribue à la pollution de l’environnement, à travers la production des GES.  L’ambition du Togo est d’atteindre 50 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici à 2030 et de réduire les émissions relatives à ce secteur à hauteur de 8 % à l’horizon 2025. Des actions sont déjà en cours pour atteindre ces résultats.  Il s’agit entre autres de la construction de la centrale solaire photovoltaïque de 50 MW à Blitta, la plus grande de la sous-région ouest à ce jour, la construction d’une centrale solaire de 50 mégawatts (MW) raccordée au réseau public, de la centrale solaire photovoltaïque de 30 MW de Dapaong et des centrales solaires photovoltaïques de Kara et de Sokodé (scalling solar).

A cela s’ajoute l’installation d’environ 31 000 lampadaires solaires pour l’éclairage public, de la centrale hybride Kékéli (gaz et chaleur) d’une capacité de 65 MW, de mini-grids de 580 KWC (kilowatt-crête), de deux centrales hydroélectriques, sans oublier la planification d’installation de trois centrales solaires de 120 MW et la vulgarisation des foyers améliorés, ainsi que la promotion du gaz butane en substitution au bois énergie dans le système de cuisson.

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