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29 février 2024

PROTECTION MARITIME : La Convention de MARPOL a 50 ans

A l’instar des autres pays signataires de la Convention MARPOL, le Togo aussi a célébré le jubilée d’or de cet instrument de lutte contre la pollution du milieu marin, qu’il a ratifié en 1989, l’occasion de la journée internationale de la mer.

En la matière, le pays a pris des mesures concrètes, notamment la loi-cadre sur l’environnement ; la loi portant code de la marine marchande ; la loi portant nouveau code pénal ; le décret fixant les règles, les conditions de transport et les modalités de gestion des marchandises dangereuses dans les ports et les espaces maritimes, sous juridiction togolaise ; et le décret relatif aux opérations de transbordement en mer.

On évoque aussi la loi sur l’aménagement et la mise en valeur du littoral, l’équipement du Port autonome de Lomé en barrages flottants, pour lutter contre les pollutions des hydrocarbures, la sécurisation des eaux maritimes togolaises et la redynamisation du cadre institutionnel par la création, en 2014, de l’Organisme National chargé de l’Action de l’Etat en Mer, désigné (ONAEM) dont le Haut Conseil pour la Mer est le bras opérationnel. Le dernier acte en date est la création, en 2020, du ministère chargé de l’économie maritime.

Pour Le ministre de l’économie maritime et de la protection côtière, Kokou Tengué, cette journée mondiale de la mer de 2023, est une invite, non seulement à célébrer l’héritage des améliorations obtenues, mais également à s’engager, en s’appuyant sur les acquis du présent, pour se projeter, avec confiance, vers un avenir encore plus radieux.

« C’est à cette option du renforcement de nos acquis, et à l’engagement de mieux faire, que je vous invite tous, afin de continuer de contribuer aux côtés du gouvernement, à la lutte contre la pollution des mers par l’activité des navires », a dit le ministre Tengué. Il a rappelé que la journée mondiale de la mer est célébrée, pour sensibiliser les acteurs du transport maritime à œuvrer à la sauvegarde et à la protection des mers.

Le thème choisi cette année par l’OMI est : « 50 ans après MARPOL, notre engagement continue ». « Alors que les écosystèmes se dégradent de manière critique, il est urgent d’approfondir l’étude des conséquences du transport maritime sur la biodiversité, et de rechercher comment contribuer à leur limitation », a indiqué Kokou Tengué. Il a ajouté que, de l’union de la volonté du gouvernement et de celle des acteurs nationaux du transport maritime à s’engager à continuer d’œuvrer ensemble pour un développement durable des mers et à identifier des innovations et des solutions uniques pour résoudre les défis des mers, découlera la garantie de résultats autant tangibles qu’efficients.

Selon Stanislas Baba, ministre conseiller en mer du Président de la République, l’application de la Convention MARPOL a fait baisser le nombre de déversements d’hydrocarbures de plus de 90 %, au cours des 50 dernières années, Les mesures déployées, récemment, visent à favoriser la décarbonation du secteur des transports maritimes, afin de contribuer à la lutte mondiale contre les changements climatiques.

Koudjoukabalo

 

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