Renforcer l’intégration régionale par la mise en œuvre effective des protocoles de libre circulation de la CEDEAO et la facilitation des transports transfrontaliers, tel est la mission que s’est assignée la Commission de la CEDEAO pour le bien de ses communautés.
En dialogue de haut niveau sur la thématique, au poste juxtaposé Noepé-AKANU, ce jeudi 13 aout 2026, la Vice-Présidente de la Commission, Madame Damtien L. TCHINTCHIBIDJA a eu l’insigne honneur d’ouvrir ledit dialogue en présence du Commissaire aux affaires économiques et à l’agriculture, Dr Kalilou Sylla et des officiels ghanéens et togolais.
« L’avenir de l’Afrique de l’Ouest dépend de notre capacité collective à lever les obstacles, à créer des opportunités et à rapprocher nos peuples et nos économies. En renforçant la libre circulation, en facilitant les transports, en modernisant la gestion des frontières et en responsabilisant les usagers du corridor par le biais de campagnes de sensibilisation, nous pouvons générer d’énormes retombées économiques et sociales pour nos citoyens » telle fut la déterminante prière d’entrée de la Vice-Président de la Commission de la CEDEAO, Madame Damtien L. TCHINTCHIBIDJA, lors de son discours d’ouverture officiel du dialogue .

Pour Madame Damtien L. TCHINTCHIBIDJA, la tenue de dialogue intervient à un moment crucial de notre parcours vers l’intégration régionale.
« Le corridor Abidjan-Lagos est une artère économique qui relie cinq États membres de la CEDEAO, facilite la circulation de millions de personnes et soutient une part importante du commerce et de l’activité économique de notre région. Ce corridor incarne concrètement la vision de la CEDEAO d’une Afrique de l’Ouest sans frontières, prospère et intégrée » a-t-elle déclaré.
Précisons que l’objectif de ce dialogue est de discuter non seulement des défis à relever, mais aussi pour réaffirmer l’engagement collectif en faveur de la mise en œuvre intégrale des protocoles de la CEDEAO relatifs à la libre circulation, à la facilitation des échanges et à la connectivité régionale.

Très sensible face à l’engagement et aux efforts déployés par Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil des Ministres de la République togolaise, et John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana, la Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO a saisi l’opportunité offerte par ce dialogue de haut niveau, pour témoigner aux deux Leaders de la Région toutes les reconnaissances de la Commission de la CEDEAO afin de renforcer l’intégration régionale grâce à la facilitation de la circulation des personnes, des biens et des services.
« Je voudrais réaffirmer devant vous l’engagement indéfectible de la Commission de la CEDEAO à soutenir les États membres et les parties prenantes dans la mise en œuvre d’initiatives visant à faciliter la libre circulation des personnes, des biens et des services au sein de notre Communauté » a poursuivi Madame Damtien L. TCHINTCHIBIDJA dans son discours .
Formulant le vœu que les recommandations concrètes de ce dialogue permettent de faire progresser la vision commune d’une région de la CEDEAO pacifique, prospère et parfaitement intégrée, la Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO a insisté sur la sensibilisation des parties prenantes aux initiatives de développement des corridors économiques régionaux, notamment l’autoroute supranationale sans frontières Abidjan Lagos et d’autres projets d’intégration régionale futuristes.

Notons que depuis sa création, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a placé l’intégration régionale au cœur de son programme de développement, en accordant une importance particulière à la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux. L’adoption du Protocole relatif à la libre circulation des personnes, au droit de séjour et d’établissement (1979), ainsi que de ses protocoles additionnels, constitue un pilier fondamental du processus d’intégration de la CEDEAO. Ces instruments garantissent aux citoyens de la CEDEAO le droit d’entrer, de résider et d’exercer des activités économiques dans tous les États membres, facilitant ainsi la mobilité de la main-d’œuvre, le commerce transfrontalier et l’intégration socioéconomique régionale.
Ainsi donc, dans le cadre des mesures visant à consolider les acquis de la libre circulation, la Commission de la CEDEAO collabore avec les États membres afin de faire des principaux corridors régionaux des catalyseurs efficaces pour renforcer la libre circulation, le commerce régional et accélérer l’intégration régionale. À cet égard, les axes de transport régionaux sont transformés en corridors de développement économique supranationaux « sans frontières », intégrant l’amélioration des infrastructures routières, la création de pôles économiques et d’infrastructures de soutien, la facilitation du commerce et des transports, ainsi que des organismes de gestion des corridors.

La Commission de la CEDEAO entend ainsi mettre en place et renforcer une plateforme de dialogue multipartite impliquant les États membres, les autorités de gestion des frontières, les organisations de femmes commerçantes, les jeunes entrepreneurs, les institutions financières et les partenaires au développement afin de relever conjointement les défis opérationnels affectant la mobilité et le commerce transfrontaliers qans oublier de promouvoir de l’adoption et l’utilisation efficace de la Carte nationale d’identité biométrique de la CEDEAO (ENBIC), du Système communautaire de gestion du transit (SIGMAT), du nouveau Mécanisme régional de garantie de transit de la CEDEAO, de l’Observatoire régional des transports et d’autres initiatives régionales connexes, en tant qu’instruments clés pour faciliter l’identification sécurisée, réduire les délais aux frontières et améliorer l’efficacité et la prévisibilité des déplacements transfrontaliers.
Pour rappel, des initiatives ont également été prises pour établir des postes frontières conjoints stratégiques le long des principaux corridors, afin de permettre aux agents frontaliers des États membres voisins d’effectuer conjointement ou de manière coordonnée les contrôles aux points de passage frontaliers.
Il faut relever que sur le corridor Abidjan-Lagos, des postes frontières conjoints sont opérationnels à Noepe-Akanu, Hilacondji-Sanvee Condji et Seme-Krake, et constituent ainsi des nœuds essentiels de la mobilité et du commerce régionaux. Ces points de passage frontaliers représentent des espaces critiques pour évaluer la mise en œuvre concrète des cadres de libre circulation et de facilitation des échanges de la CEDEAO, compte tenu du volume important de mouvements transfrontaliers quotidiens impliquant des commerçants, des transporteurs et des travailleurs.
Crédo TETTEH