La cérémonie de clôture de l’atelier de lancement du Fonds d’investissement catalytique DCH CEDEAO a été présidée par monsieur Ruben Johnson, Conseiller Principal et Coordonnateur de programme à la CEDEAO. Au nom de madame la Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO, Madame Damtien L. TCHINTCHIBIDJA.
« Nous sommes arrivés avec un dispositif conçu à Abuja. Nous repartons avec un dispositif éprouvé à Lomé. Ce n’est pas la même chose ». Tels ont été les mots de satisfaction et de devoir accompli de la Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO à l’endroit des participants à l’atelier de lancement du fonds catalytique d’investissement DCH.
« Un mécanisme financier qui n’a pas été confronté au terrain n’est qu’une hypothèse. Le nôtre vient de l’être, pendant deux jours, par ceux-là mêmes qui devront le faire fonctionner » a-t-elle poursuivi.
Il faut noter qu’à l’issue des travaux de l’atelier, trois acquis devront être retenus.

Il s’agit selon la Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO, premièrement d’avoir preté une oreille attentive aux . jeunes entrepreneurs du Togo, et d’autres pays de la communauté. « Ils nous ont dit une chose que nous savions en théorie et que nous mesurons désormais concrètement : le problème n’est pas seulement le montant du financement. C’est le moment où il arrive, la lenteur avec laquelle il est instruit, et l’inadaptation des garanties exigées. Un financement qui arrive dix-huit mois trop tard n’est pas un financement — c’est une statistique » a affirmé Madame Damtien L. TCHINTCHIBIDJA.
Ensuite, les échanges avec les banques et les institutions de microfinance ont clarifié une réalité : nos partenaires financiers ne refusent pas les jeunes entreprises par principe. Ils les refusent parce que le risque n’est ni mesurable ni partagé. Notre garantie de crédit répond précisément à cela. Elle ne supprime pas le risque, elle le rend supportable.
Enfin, le  plan d’opérationnalisation présenté aujourd’hui a été discuté ligne par ligne. Les seuils de délégation, la grille d’évaluation des projets, la due diligence proportionnée au montant, le calendrier des appels à projets. Ce plan ressort de cette salle plus solide qu’il n’y est entré.
Selon la Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO, la poursuite de contractualisation du gestionnaire de fonds du Togo, ensuite des autres pays pilotes, enrichie les observations recueillies durant ces deux journées.
Notons que les  organisations candidates présentes à l’atelier de lancement ont pu mesurer l’exigence du mandat . Leur compréhension du mécanisme a été mesurée . La décision en sera naturellement mieux fondée.

Le Togo, le premier pays prêt
« Le Togo n’est pas privilégié. Il est le premier parce qu’il est prêt. Les autres suivront lorsqu’ils le seront, et nous y travaillons avec eux dès maintenant » a relevé la vice-présidente de la Commission de la CEDEAO.
Rappelons que depuis 2019, la CEDEAO et ses États membres estiment que le développement du capital humain est essentiel à une croissance socio-économique durable. En 2021, la Commission de la CEDEAO a élaboré la Stratégie régionale de développement du capital humain, qui a depuis été approuvée. Cette stratégie vise à faire de la CEDEAO la Communauté économique régionale (CER) de référence en Afrique subsaharienne en matière de développement du capital humain d’ici à 2030, conformément à sa Vision 2050. Elle s’articule autour de trois axes prioritaires : Santé et nutrition, Éducation, compétences et participation au marché du travail et Entrepreneuriat et inclusion financière grâce à l’accès numérique.
Le rapport 2024 de l’indice HCD dresse un tableau contrasté. Des progrès réels ont été constatés sur plusieurs indicateurs, notamment en matière d’entrepreneuriat (+49,87 %) et d’alphabétisation des jeunes (+37,62 %). Toutefois, des vulnérabilités structurelles persistantes : le taux de jeunes NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation) a augmenté de 4,16 %, et l’inadéquation entre les compétences acquises par le système éducatif et les besoins réels du marché du travail demeure le principal obstacle à la pleine réalisation du dividende démographique régional.
Crédo TETTEH