C’est ce mardi que la Commission de la CEDEAO va procéder au lancement du Fonds catalytique de développement du capital humain. Présente dans la capitale togolaise, la Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO, Madame Damtien L. TCHINTCHIBIDJA va présider les travaux de l’atelier de lancement, un acte opérationnel fondateur du Fonds catalytique, avec cinq objectifs spécifiques et vérifiables.
Pendant deux jours, les participants à l’atelier de lancement vont réfléchir précisément sur l’ambition, l’architecture et partenariats, sans oublier le plan opérationnel, la démonstration et les engagements de l’UWAHP (Libérer le potentiel humain de l’Afrique de l’Ouest).

En effet, il s’agira au cours de l’atelier de Lomé de présenter officiellement l’architecture du Fonds catalytique de l’UWAHP — instruments, critères d’éligibilité, processus de sélection — aux parties prenantes institutionnelles, financières et entrepreneuriales concernées, de valider le plan de mise en œuvre du Fonds avec les points focaux des États membres, les partenaires financiers et les gestionnaires de fonds, et définir les premières étapes de déploiement au Togo, d’aligner les exigences fondamentales sur les indicateurs régionaux de développement centré sur l’humain (HCD), le plan de suivi et d’évaluation (S&E) et les obligations de reporting trimestriel, de mettre en place les partenariats avec les institutions financières (banques, organismes de microfinance, BEID, BAD) nécessaires à la mobilisation de l’effet de levier financier visé et de créer les conditions permettant les premiers décaissements effectifs au cours du second semestre 2026, conformément au calendrier de mise en œuvre validé.
Selon les organisateurs de l’atelier , à la fin des deux jours de travaux, les participants auront une compréhension commune et action concertée de toutes les parties présentes concernant le mécanisme UWAHP, valideront la feuille de route opérationnelle Togo/Guinée-Bissau 2026, comprenant le calendrier des appels à propositions, les critères de sélection et les premiers décaissements ciblés et prendront des engagements formels ou lettres d’intention de la part des partenaires financiers locaux pour la mobilisation de l’effet de levier financier.
Notons que depuis 2019, la CEDEAO et ses États membres ont pris conscience que le développement du capital humain est essentiel à une croissance socio-économique durable. En 2021, la Commission de la CEDEAO a élaboré la Stratégie régionale de développement du capital humain (HCD), qui vise à faire de la CEDEAO la première communauté économique régionale (CER) d’Afrique subsaharienne en matière de développement du capital humain d’ici 2030, conformément à sa Vision 2050. Elle s’articule autour de trois axes prioritaires notamment Santé et nutrition, Éducation, compétences et participation au marché du travail  et Entrepreneuriat et inclusion financière grâce à l’accès au numérique.
Pour atteindre cet objectif stratégique au profit de ses États membres, la CEDEAO a défini des priorités que constituent le plaidoyer et communication, le renforcement des capacités, le suivi et évaluation et la mobilisation des ressources.
Il faut tout de même rappeler que le rapport 2024 sur l’indice de développement humain (HCD) dresse un bilan mitigé. Des progrès réels ont été enregistrés pour plusieurs indicateurs, notamment en matière d’entrepreneuriat (+49,87 %) et d’alphabétisation des jeunes (+37,62 %). Toutefois, des vulnérabilités structurelles persistent : le taux de jeunes NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation) a augmenté de 4,16 %, et l’inadéquation entre les compétences dispensées par les systèmes éducatifs et les besoins réels du marché du travail reste le principal obstacle à la pleine réalisation du dividende démographique régional.
Crédo TETTEH   .
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