La Commission et ses agences organisent un dialogue avec les principales parties prenantes afin d’évaluer et de consolider les progrès accomplis jusqu’à présent en vue de la réalisation de la vision de la CEDEAO. Ce dialogue sera présidé par la Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO, Madame Damtien L. TCHINTCHIBIDJA. Elle aura à ses côtés le Commissaire Affaires économiques de la CEDEAO, Docteur Sylla Kalilou et les officiels.
Depuis sa création, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a placé l’intégration régionale au cÅ“ur de son programme de développement, en accordant une importance particulière à la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux. L’adoption du Protocole relatif à la libre circulation des personnes, au droit de séjour et d’établissement (1979), ainsi que de ses protocoles additionnels, constitue un pilier fondamental du processus d’intégration de la CEDEAO. Ces instruments garantissent aux citoyens de la CEDEAO le droit d’entrer, de résider et d’exercer des activités économiques dans tous les États membres, facilitant ainsi la mobilité de la main-d’Å“uvre, le commerce transfrontalier et l’intégration socioéconomique régionale.

Notons que dans le cadre des mesures visant à consolider les acquis de la libre circulation, la Commission de la CEDEAO collabore avec les États membres afin de faire des principaux corridors régionaux des catalyseurs efficaces pour renforcer la libre circulation, le commerce régional et accélérer l’intégration régionale. À cet égard, les axes de transport régionaux sont transformés en corridors de développement économique supranationaux « sans frontières », intégrant l’amélioration des infrastructures routières, la création de pôles économiques et d’infrastructures de soutien, la facilitation du commerce et des transports, ainsi que des organismes de gestion des corridors.
Ce dialogue de Noepé-Akanu vise à impliquez les agents frontaliers dans les révisions du protocole sur la libre circulation, le commerce régional, la facilitation des transports et du transit, et les stratégies d’intégration régionale adoptées par les États membres de la CEDEAO, à améliorer la connaissance et la compréhension des instruments de la CEDEAO relatifs à la libre circulation, au commerce et aux transports parmi les commerçants transfrontaliers, en accordant une attention particulière aux femmes et aux jeunes.
Il s’agira également de sensibiliser les parties prenantes aux initiatives de développement des corridors économiques régionaux, notamment l’autoroute supranationale sans frontières Abidjan Lagos et d’autres projets d’intégration régionale futuristes.
La Commission de la CEDEAO entend ainsi mettre en place et renforcer une plateforme de dialogue multipartite impliquant les États membres, les autorités de gestion des frontières, les organisations de femmes commerçantes, les jeunes entrepreneurs, les institutions financières et les partenaires au développement afin de relever conjointement les défis opérationnels affectant la mobilité et le commerce transfrontaliers qans oublier de promouvoir  de l’adoption et l’utilisation efficace de la Carte nationale d’identité biométrique de la CEDEAO (ENBIC), du Système communautaire de gestion du transit (SIGMAT), du nouveau Mécanisme régional de garantie de transit de la CEDEAO, de l’Observatoire régional des transports et d’autres initiatives régionales connexes, en tant qu’instruments clés pour faciliter l’identification sécurisée, réduire les délais aux frontières et améliorer l’efficacité et la prévisibilité des déplacements transfrontaliers.
Pour rappel, des initiatives ont également été prises pour établir des postes frontières conjoints stratégiques le long des principaux corridors, afin de permettre aux agents frontaliers des États membres voisins d’effectuer conjointement ou de manière coordonnée les contrôles aux points de passage frontaliers.
Précisons tout de même que sur le corridor Abidjan-Lagos, des postes frontières conjoints sont opérationnels à Noepe-Akanu, Hilacondji-Sanvee Condji et Seme-Krake, et constituent ainsi des nœuds essentiels de la mobilité et du commerce régionaux. Ces points de passage frontaliers représentent des espaces critiques pour évaluer la mise en œuvre concrète des cadres de libre circulation et de facilitation des échanges de la CEDEAO, compte tenu du volume important de mouvements transfrontaliers quotidiens impliquant des commerçants, des transporteurs et des travailleurs.
Crédo TETTEH