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26 février 2024

SOCIETE : La lutte féroce contre la drogue et l’alcool au Togo

Il tient à cœur du pays de protéger ses habitants de la maladie et du vice. La consommation, surtout abusée, de l’alcool et des autres substances toxiques favorise la dégradation de l’organisme humain et l’adoption des comportements jugés irresponsables.

Pour le Togo qui aspire à l’émergence, il n’est pas question de laisser les couches de la population, en particulier les jeunes, sombrer. Les pouvoirs publics mettent alors tout en place pour intensifier la lutte contre la promotion et la consommation des matières psychoactives. Drogues, chicha, alcool, cigarette… ne sont plus vraiment les bienvenues sur le territoire.

 

Fortes décisions

La consommation des éléments cités a atteint un niveau où elle est devenue un problème de santé publique et de sécurité et donc naturellement un fléau à combattre. Les contrôles et des actions seront maintenant renforcés pour limiter la casse.

Des dispositions pénales existent depuis 1998, elles ont été fortifiées par de nouvelles décisions dissuasives en 2015. Conformément à la loi en vigueur dans le pays, « la détention, l’achat, la consommation, la culture des plantes et substances classées stupéfiants ou psychotropes (cannabis, ecstasy, opioïdes, cocaïne, amphétamines, etc.) sont interdits et punis ».

 

Vente interdite

Maintenant l’alcool et la chicha (pipe à eau utilisée pour fumer du tabac) sont entrés dans le viseur des autorités. La vente et la consommation du tabac, ses dérivés ainsi que de l’alcool sont prohibées.

Dorénavant assure l’exécutif, leur vente et consommation surtout dans les milieux publics, lieux de travail, moyens de transport en commun… sont interdites et punies. La décision gouvernementale rejoint une autre offensive salvatrice : le Sommet anti médicaments contrefaits organisé dans la capitale et à l’issue duquel l’Initiative de Lomé a été signée.

C’est un accord international visant à criminaliser le trafic de faux médicaments qui est responsable de plus de 100 000 morts par an en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Togo a modifié son Code pénal dès 2015. La peine encourue par les trafiquants de ces médicaments est désormais de 20 ans de prison et 50 millions de francs CFA d’amende.

 

Actions sur le terrain

Il faut dire que la ministre de la jeunesse Myriam Dossou-d’Almeida fait de la lutte contre la consommation de drogue l’une de ses priorités, notamment en ces moments de vacances scolaires. Le mois dernier, elle a mené une campagne de sensibilisation dans la commune Golfe 1.  Plus d’une centaine de personnes cibles ont été touchées dans des ghettos.

Myriam Dossou-d’Almeida a rencontré les acteurs cibles dans plusieurs ghettos à Bè. Une démarche conforme à la vision du chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé tendant à éradiquer le phénomène d’addiction à la drogue et autres stupéfiants.

La finalité de cette sensibilisation selon la ministre est de garantir une société meilleure aux populations. Le ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a, lors du rassemblement, sensibilisé les acteurs sur les méfaits liés à la consommation de la drogue. Elle a saisi l’occasion de sillonner des artères pour conscientiser d’autres personnes exposées à ces produits.

De leurs côtés, les consommateurs de la drogue ont exprimé leur ressenti face aux stupéfiants. Pour Mme Dossou-d’Almeida, le gouvernement a la volonté d’accompagner ces jeunes qui dépendent de la drogue. Il compte les aider à sortir de leur situation. Mais la ministre précise qu’il leur revient de décider définitivement de ne plus s’adonner à la consommation des stupéfiants.

Ali SAMBA

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