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17 juin 2024
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POLITIQUE : Inclusion et développement du capital humain, pierre angulaire de la politique de Faure Gnassingbé

En lien avec la feuille de route gouvernementale, le Gouvernement envisage de consacrer, en 2024, 669.186.668.000 francs CFA, soit 48% des ressources à la promotion de l’inclusion et au développement du capital humain.

Cette affectation se traduit par une dotation budgétaire conséquente de certains ministères comme l’éducation, la santé. D’autres secteurs permettront au Président de la république, Faure Gnassingbé, de mettre en œuvre cette vision.

 

53,7 milliards de francs CFA pour les pistes rurales

En 2024, les actions du gouvernement seront orientées vers la construction de 4.000 km de voies rurales, ciblant les zones agricoles à fort potentiel de production et de transformation agricoles, afin de résoudre les difficultés d’accès des ménages producteurs agricoles aux intrants, aux zones de production et aux marchés de commercialisation ainsi que les difficultés d’accès des populations rurales aux infrastructures, équipements et services socio-économiques de base et assurer le désenclavement des populations vulnérables soumises à la pauvreté, aux inégalités et à l’exclusion sociale.

A cet effet, l’accent sera mis sur : le programme d’ouverture et de construction des pistes rurales ; la poursuite de la construction des grands ponts dans toutes les régions du pays ; le programme de réhabilitation et d’élimination des points critiques sur les pistes rurales, et la mise en œuvre du volet désenclavement et pistes rurales du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés.

 

Agriculture, véritable moteur de croissance

Cette année encore, le gouvernement prévoit de faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance et de création d’emplois, à travers l’amélioration de la productivité et des rendements agricoles, le renforcement des industries de transformation agro-alimentaires et le développement de l’agriculture à haute valeur ajoutée, l’amélioration de l’accès au financement et l’accès des agriculteurs aux marchés.

A cet égard, l’accent sera mis principalement sur la poursuite du programme d’aménagement des ZAAP ; la mise en œuvre d’un programme de résilience des systèmes alimentaires ; le projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au sahel (P2-P2RS) ; la construction des nouveaux   centres de formation agricole ; la promotion, la transformation et la commercialisation de produits agroalimentaires ; le programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA) ; le développement de l’irrigation ; la mise en place de centres de transformation agricole (CTA) et la poursuite de la mise en place de l’agropole de Kara. Un montant de 52,1 milliards de francs CFA, soit 3,7% du montant alloué aux ministères et institutions, sera mobilisé en 2024 pour la réalisation desdites actions.

 

50.000 lampadaires solaires et l’électrification de 350 localités

Les actions entreprises dans le secteur de l’énergie en 2023 vont se poursuivre. Un montant de 60 milliards de francs CFA devrait être mobilisé pour ce faire. La politique du gouvernement sera axée sur l’extension du réseau électrique et le renforcement des capacités de production, de transport et de distribution d’électricité.

Selon le Gouvernement, l’accent sera mis sur le projet d’extension du réseau électrique dans les centres urbains (PERECUT) ; la construction de la ligne de transport haute tension 161 KV sur Kara-Mango-Dapaong et postes associés ; la fourniture, l’installation et la maintenance d’un portefeuille de 50.000 lampadaires solaires ; l’électrification de 350 localités par kits solaires photovoltaïques ; l’amélioration de l’accès à l’électricité par les couches les plus vulnérables à travers le Fonds Tinga.

On parle aussi de la construction d’une ligne de jonction de 161 kV Momé-Hagou-Adjarala ; du projet de construction d’une centrale photovoltaique d’une capacité de 42 MWc à Awandjelo ; du projet de réalisation de mini-centrales solaires au Togo, sans oublier  le programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS) composante “énergie” et le projet régional d’intervention d’urgence en énergie solaire (RESPITE).

 

PASSCO 3 et PAICUT

Au niveau du secteur de l’eau et de l’assainissement, plus 21 milliards de francs CFA devraient être investis. Ce budget permettra au gouvernement de poursuivre la mise en œuvre du projet d’amélioration de la sécurité hydrique en milieu urbain ; de la poursuite du projet d’alimentation en eau potable de 18 centres semi-urbains du Togo (Centrale et Kara); et du projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieu scolaire et rural des régions des Savanes et de la Kara, phase 3 (PASSCO 3).

2024 verra également la mise en œuvre du projet de réalisation en régie des ouvrages d’eau potable ; celle du projet de promotion de l’assainissement inclusif des centres urbains du Togo (PAICUT). Le projet d’aménagement, d’assainissement et de bitumage des rues urbaines et le projet d’assainissement de la zone d’Agoé Houmbi et de la zone Oba à Lomé sont également dans les parapheurs du Gouvernement.

 

85,8 milliards pour la construction et la réhabilitation des infrastructures routières

Concernant les travaux publics, il est à noter que le gouvernement mettra l’accent sur la construction des infrastructures routières nationales, à travers notamment le projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou (phase 2) ; le projet d’aménagement et de bitumage de la route Anfoin-Afagnan-Agomé Glozou-frontière Bénin plus la Bretelle Afagnan-Amégnran ; les travaux d’aménagement et de bitumage de la RN17 sur le tronçon Sokodé-Bassar.

Le projet d’aménagement et de bitumage du contournement de la faille d’Alédjo sur le tronçon Aléhéridè-Kpaza-Tchambéri-Soudou-Soumbou devrait   prendre forme, ainsi que le projet d’aménagement et bitumage du petit contournement de Lomé sur la section RN 34 Boulevard Jean Paul 2-Eglise Maria Theotokos Agoé (RN1). Il est aussi envisagé le projet de construction de trois (03) ponts sur la RN1 Anié, Kara, Oti ; la poursuite des travaux de réhabilitation et de bitumage de la route Lomé-Kpalimé, ainsi que la réhabilitation et la construction des routes notamment le tronçon SokodéBassar, la voie de contournement de la ville de Sokodé et la route Sokodé-Tchamba-Kamboli-Frontière Bénin.

A en croire le Gouvernement, l’accent sera mis sur la modernisation des transports routier et aérien, à travers la mise en place du corridor économique Lomé-Ouagadougou-Niamey ; le développement du transport urbain de masse, à travers le renouvellement du parc automobile de la Société de transport de Lomé (SOTRAL) ; le renforcement des infrastructures des services de la météorologie, de l’Agence nationale d’aviation civile (ANAC) et de l’Autorité de sûreté de l’aéroport international GNASSINGBE Eyadéma (ASAIGE) et l’aménagement de l’ancienne aérogare de transit à l’Aéroport International GNASSINGBE Eyadema. Un budget de 18 milliards de francs CFA devrait être mobilisé pour ces derniers projets.

Ali SAMBA

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