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29 février 2024

ECONOMIE : Le Togo à la présidence de l’OIC

A partir du 01er Octobre 2023, le Togo va assurer la présidence du conseil de l’Organisation Internationale du Café (OIC), pendant une année, à partir du 1er Octobre 2023, lors de la 136ème session des grandes assises du conseil de l’OIC, qui se tiendra du 25 au 29 Septembre à Bengaluru en Inde.

En vue d’assister le Togo dans les préparatifs pour la 136ème session du conseil de cette organisation, Aly Touré, Porte-parole des producteurs de café des 25 pays de l’Organisation Inter-Africaine du Café (OIAC), a séjourné à Lomé et à Atakpamé, afin de toucher du doigt les réalités sur le terrain. Lors de son séjour au Togo, il a rencontré M. Kodjo Tépé Sevon ADEDZE, Ministre togolais du commerce et de l’industrie et de la consommation locale. Les discussions ont porté sur plusieurs aspects, dont notamment le rôle de chef de file des producteurs africains, que le Togo devra jouer pour porter haut les préoccupations des pays africains à l’échelle mondiale.

” A partir du 01er octobre, c’est le Togo qui va piloter l’agenda de l’Organisation Mondiale du Café. Je suis venu indiquer au ministre Adedze le soutien massif et franc de la communauté du café africaine au Togo et voir comment créer les conditions pour que, dans l’agenda mondial du café, on puisse prendre en compte les préoccupations des pays producteurs du café en Afrique. Vous savez que nous avons quelques soucis et préoccupations sur la productivité, le rendement, mais surtout sur les revenus qu’on paye aux producteurs de café. ” a déclaré Aly Touré.

Il est donc clair que la présidence du Togo revêt un enjeu majeur pour les producteurs africains dans la défense de leurs intérêts et surtout dans la durabilité des filières qui a trois dimensions : la dimension économique, la dimension sociale et la dimension environnementale. ” Nous pensons qu’il faut mettre l’accent sur la durabilité économique parce que si on veut encourager les producteurs de café à continuer à faire ce métier, il faut que le prix qu’on leur donne soit un prix juste, un prix rémunérateur, un prix qui encourage le producteur et un prix qui permet aux producteurs de vivre dans la dignité. C’est notre message important au ministre du commerce du Togo, pour que la question soit à l’ordre du jour des sessions du conseil. ” a ajouté Aly Touré.

Ce dernier, qui est également le président du comité consultatif international du coton (ICAC-), faîtière mondiale du coton, a rencontré Koussouwè Kouroufei, responsable de l’Association des producteurs africains de coton (APROCA). Les sujets abordés ont trait aux problèmes que rencontrent les producteurs togolais du coton, des sujets qui sont les mêmes un peu partout sur le continent africain, en lien avec les prix et la productivité.

” En ma qualité de président de l’ICAC, j’ai lancé une invitation officielle à Mr Koussouwe pour qu’il nous rejoigne à la prochaine plénière, qui aura lieu du 05 au 07 décembre 2023 en Inde, afin de voir comment nous pourrons intégrer ces 15 pays membres producteurs du coton dans la faitière mondiale du coton. Il faut emmener ces organisations africaines à intégrer les faitières mondiales.

Les problèmes liés au renforcement de capacités, la problématique des prix et des stocks, les maladies au niveau du café et du coton sont des sujets qui se discutent dans les faitières internationales avec, non seulement d’échanger des expériences, mais surtout de lever des fonds dans le cadre du renforcement des capacités des petits producteurs ” a-t-il précisé. Il s’est longuement entretenu aussi avec Anselme Gouthon, le secrétaire général du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), qui gère les questions de ces filières pour une préparation efficiente de cette grande session en Inde.

Le Porte-parole des producteurs de café des 25 pays de l’Organisation Inter-Africaine du Café (OIAC) n’a pas manqué de saluer l’exemple du Togo, avec la Plateforme Industrielle d’Adetikopé, qui est une plateforme de transformation audacieuse de nos produits sur le marché international. Une fierté de la sous-région, selon lui. ” Nous ne pouvons plus nous permettre de continuer par exporter des produits bruts sur le marché international et j’encourage le gouvernement togolais à continuer dans cette marche. Il n’y a que dans cette marche que nous trouverons le salut “,  a-t-il exhorté avant de conclure que les perspectives ne seront bonnes que si les africains s’impliquent dans les négociations et dans les débats à l’international. Notons qu’une grande partie du café africain est exporté à l’état brut, ce qui entraîne la perte des avantages économiques associés à la valeur ajoutée, privant ainsi le continent d’emplois et de montants colossaux de revenus.

Dodo ABALO 

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