Votre Journal d'information -

29 février 2024

CULTURE : 8ème édition de la danse Nawdba Bina à Atiomé

Les Nawdba de Vakpossito, Logopé, Sogbossito et Légbassito ont dansé “Nawd Bina”, une danse traditionnelle du peuple nawda du Nord-Togo, samedi dernier 18 février au quartier Atiomé à Lomé. Cette manifestation annuelle a été instituée par les nawdba eux-mêmes résidant dans ces cantons précités suites à des réflexions de voir la tradition nawda se valoriser.

Des hommes et femmes, des jeunes, ainsi que des personnes âgées, en accoutrements de circonstance, ont rivalisé d’adresse durant plus de trois heures d’horloge. Pour les organisateurs, cette manifestation est un ensemble de plusieurs variétés de la danse ‘’Nawd Bina’’, qui s’exécute dans le but de rendre gloire à Dieu de leur avoir permis de rentrer dans la nouvelle année. Espoir KPANOUGOU, un des co-promoteurs de ce ‘’Nawd Bina’’ a renseigné que cette manifestation va se pérenniser aussi longtemps que le nawda vivra car de manière générale “Bina” est organisé pour saluer la nouvelle année, mais aussi pour rendre grâce à Dieu pour la bonne santé et les bonnes récoltes, ainsi que les activités fructueuses de l’année écoulée.

Ces variétés de danses s’exécutent également lors des funérailles de personnes ayant vécu jusqu’à 70 ans. C’est aussi une opportunité de retrouvailles et de communion autour de la bière locale ” Nawd dame” et des mets locaux ” Bêbèdgou, Tintin’d… Cette danse permet, non seulement de se retrouver et trinquer ensemble, mais revêt l’identité culturelle du peuple Nawda.

Une foule des grands jours, était au rendez-vous…

Pour le co-promoteur Espoir KPANOUGOU « Il n’est pas question seulement que se retrouver lors des évènements malheureux tels que les décès et autres pour voir qu’on est à Lomé, il faut des organisations joyeuses festives pour se retrouver et trinquer ensemble et nous voulons que ceux qui ne sont pas résidents dans nos cantons viennent voir où nous sommes ».

Il explique que les festivités ne s’arrêtent pas après la danse. Le lendemain, une assise se fait dans le but de se partager des idées constructives et occasion de recenser les nouvelles physionomies installé dans ces cantons.

On pouvait lire de la joie sur les physionomies des gens. Pour Justine « les mots me manquent pour exprimer ma pleine joie pour cette occasion, car après la rupture de ces quelques années due au Corona virus, nous avons vraiment eu soif de ces moments de retrouvailles, nous voici enfin à la reprise ». Un concert live organisé par le groupe Nawda Djazz a clôturé la manifestation.

Alain KOUSSALIMA

Partagez cet article

A découvrir