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24 juillet 2024
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CEDEAO : Réunion du sous-comité des chefs d’état-major de la marine

Le nombre d’incidents de piraterie et de vols en mer a considérablement diminué depuis leur pic de 68 attaques en 2018 à 50 en 2019, grâce à l’opérationnalisation des Centres de Sécurité Maritime dans le domaine maritime de la CEDEAO. Au total, 68 attaques ont été signalées en 2020, bien que ce nombre soit tombé à 18 en 2021 et à 15 en 2022. Trois incidents ont été signalés au cours du premier trimestre 2023, attribuables à la coopération et à la coordination des autorités maritimes nationales, des centres nationaux de les opérations maritimes à travers les différents États de la CEDEAO et les activités des centres de sécurité maritime dans ce domaine entre et parmi les États membres et la communauté internationale. Pour une meilleure coopération entre les États membres dans la perspective de maintenir cette tendance encourageante, une réunion du sous-comité des chefs d’état-major de la marine de la CEDEAO vient de se tenir à Lomé.

Il s’est agi d’examiner l’état des opérations et la fonctionnalité des centres maritimes de la CEDEAO, qui renforceront les opérations maritimes pour améliorer la fonctionnalité dans la lutte contre les activités maritimes illicites dans la région de la CEDEAO. A Lomé, les discussions ont porté sur la stratégie et le plan d’action maritimes intégrés de la CEDEAO ; l’état des équipements fournis aux centres maritimes de la CEDEAO et aux centres opérationnels maritimes nationaux des États membres dans le cadre du projet SWAIMS ; sur l’exercice d’opération maritime conjointe dans la région de la CEDEAO. Un état des lieux de l’opérationnalisation des Centres Maritimes de la CEDEAO et sur l’état de la sécurité maritime dans chaque pays.

Selon Kokou Tengué, le ministre de l’économie maritime et de la protection côtière, la mer, en plus d’être une source de développement économique, est malheureusement le théâtre de nombreux actes criminels et délictueux. Plus de 80% des marchandises transitent par voie maritime, attirant ainsi non seulement les acteurs maritimes légitimes, mais également les pirates des temps modernes.

Face à ces défis, les Etats côtiers de la CEDEAO ont mobilisé un arsenal normatif et opérationnel visant à garantir la sûreté, la sécurité maritime et la préservation des eaux. « Cependant, il est essentiel de continuer à améliorer nos dispositifs de lutte contre les activités maritimes illicites », dit Kokou Tengué qui indique que c’est dans cette perspective que la réunion de Lomé a été organisée, dans le cadre de la Stratégie Maritime Intégrée de la CEDEAO. Pour l’officiel togolais, elle marque le début d’une nouvelle ère de coopération renforcée, où nous unirons nos forces pour protéger nos intérêts communs.

Depuis l’adoption de la Stratégie Maritime Intégrée de la CEDEAO (SMIC) en 2014, les pays ont mis en place des stratégies en termes d’augmentation de la surveillance maritime, d’assurance de la sûreté et de la sécurité des zones maritimes et de promotion d’une meilleure gestion de l’environnement maritime. Ces développements ont également contribué au développement de la conscience marine, à l’amélioration de l’économie maritime de la CEDEAO et à la promotion de la recherche régionale.

La mise en œuvre de cette stratégie a abouti à la création des Centres Multinationaux de Coordination Maritime (MMCC) de la Zone E à Cotonou, République du Bénin, de la Zone F à Accra, Ghana, de la Zone G à Praia, au Cap  Vert, ainsi que le Centre Régional de Sécurité Maritime de l’Ouest Afrique (CRESMAO) à Abidjan, Côte d’Ivoire. Toute cette architecture a permis de gagner des batailles dans la lutte contre la criminalité en mer.

Koudjoukabalo

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