Parler de paix est facile. La construire exige du courage, de la patience et une véritable capacité d’écoute. Dans une Afrique confrontée à des crises sécuritaires, politiques et humanitaires préoccupantes, certains dirigeants choisissent de faire de la diplomatie un véritable instrument de paix. Parmi eux, le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, mérite d’être salué pour son engagement en faveur du dialogue, de la médiation et de la recherche de solutions africaines aux crises africaines.
L’un des exemples les plus significatifs demeure son rôle dans la crise qui secoue la région des Grands Lacs. En avril 2025, l’Union africaine l’a désigné médiateur dans le processus de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Cette responsabilité continentale constitue une reconnaissance importante de son engagement diplomatique.

Depuis cette désignation, le Président du Conseil s’est engagé dans une véritable offensive diplomatique, multipliant les consultations et les rencontres avec les principaux acteurs concernés.
En janvier 2026, Lomé a accueilli une réunion de haut niveau consacrée à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Faure Gnassingbé y a défendu la nécessité de coordonner les différentes initiatives de paix afin de renforcer leur efficacité.
Quelques jours plus tard, il s’est rendu à Kigali, au Rwanda, pour poursuivre les consultations avec le Président Paul Kagame et les différents acteurs du processus de médiation. Il s’est également rendu au Burundi pour échanger avec les autorités sur les moyens de réduire les tensions et de favoriser une désescalade durable dans la région.
Ces démarches traduisent une conception active de la diplomatie : aller vers les parties, écouter, rapprocher les positions et rechercher les compromis plutôt que laisser les tensions s’envenimer.
L’Union africaine a d’ailleurs reconnu l’importance de ce rôle dans le processus de paix. Cette reconnaissance montre que la diplomatie togolaise peut contribuer utilement à la recherche de solutions aux crises qui affectent notre continent.
Mais au-delà des rencontres et des déclarations, il faut retenir une conviction fondamentale : l’Afrique doit davantage prendre en main son destin et privilégier ses propres mécanismes de dialogue et de médiation.
Le mérite de Faure Gnassingbé est de s’inscrire dans cette dynamique.
Il ne s’agit évidemment pas de prétendre qu’une médiation peut, à elle seule, effacer des décennies de méfiance, de violences et de tensions. La paix est un processus long et exigeant. Elle nécessite de la patience, des concessions, de la confiance et surtout de la persévérance.
Mais lorsqu’un dirigeant accepte de consacrer son énergie à rapprocher des peuples et des États en conflit, lorsqu’il choisit la table des négociations plutôt que la confrontation, son action mérite d’être encouragée et saluée.
La paix ne se décrète pas ; elle se construit. Elle ne naît pas du bruit des armes, mais de la force du dialogue.
C’est pourquoi l’engagement du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, en faveur de la paix en Afrique mérite une attention particulière.
À travers son action diplomatique, le Togo affirme une vocation qui lui est chère : être une terre de dialogue, de médiation et de recherche de compromis.
Dans une Afrique qui aspire légitimement à la stabilité, à la sécurité et au développement, chaque effort en faveur de la paix constitue un investissement dans l’avenir.
Et lorsque la diplomatie contribue à réduire les tensions, à rapprocher les peuples et à ouvrir la voie à la réconciliation, elle devient bien plus qu’un instrument politique : elle devient une œuvre au service de l’humanité.
Par Me Bertin K. AMEGAH-ATSYON
Président de Nouveaux Droits de l’Homme – Togo (NDH-TOGO)
Coordonnateur du Réseau Panafricain des Observateurs et Défenseurs des Droits Humains