C’est à travers un communiqué rendu public ce mercredi 19 aout 2026 que la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) s’est prononcé au sujet de l’arrestation de deux Français au Togo. En effet, l’institution dirigée par monsieur Pitalounani TELOU a affirmé n’avoir été saisie d’aucune demande d’accréditation les concernant et n’avoir pas été informée de leur arrivée sur le territoire. Ce qui est clair comme l’eau de roche.
Pour rappel, les « réalisateurs » Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani ont été arrêtés le 27 juillet au Togo et font actuellement l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction.
Travaillant « pour une société de production française », les sieurs Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani détenteurs de visa touristique d’entrée sur le territoire togolais n’ont fait aucune demande d’accréditation auprès de la HARC. L’institution de régulation des médias n’avait non plus l’information de leur arrivée au Togo.
Il faut également préciser que France Télévisions , structure pour laquelle travaillent les réalisateurs, n’avait pas aussi introduit des demandes d’accréditation en leur faveur, comme le prévoient les textes réglementaires.

Dans son communiqué, la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) rappelle qu’en vertu de l’article 20 du Code de la presse et de la communication, les correspondants et envoyés spéciaux de médias étrangers doivent, outre la détention d’une carte professionnelle de presse, obtenir une accréditation auprès de la HARC.
« Celle-ci en transmet copie aux ministères chargés de la Communication et de la Sécurité », souligne-t-elle.
« A ce titre, la HARC n’a été informée de l’arrivée sur le territoire togolais des deux personnes dont elle ignore le statut professionnel, ni des activités de tournage qu’elles devraient mener, notamment dans la partie septentrionale du pays », ajoute le communiqué.
Une occasion pour la HARC d’inviter les professionnels des médias ainsi que les créateurs de contenus « à faire preuve de retenue, de responsabilité et de rigueur dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations relatives à cette affaire ».
« Il importe, en effet, de permettre à la justice togolaise de conduire sereinement les procédures en cours et de déterminer, en toute indépendance, les circonstances de la présence des intéressés sur le territoire national, la nature de leurs activités ainsi que, le cas échéant, les faits qui leur sont reprochés », insiste l’instance de régulation.

Dans une démarche pédagogique, la HARC « rappelle à l’ensemble des professionnels des médias et des créateurs de contenus l’obligation de respecter strictement les dispositions légales et règlementaires en vigueur en matière d’information et de communication en République togolaise ».
Notons que depuis fin 2021, l’extrême nord du Togo est en proie à des incursions de jihadistes présents de l’autre côté de sa frontière, au Burkina Faso, miné par les attaques de groupes liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique.
Le gouvernement a instauré l’état d’urgence l’année suivante dans une région du nord et l’a prolongé à plusieurs reprises, la dernière fois en février 2026 pour une durée d’un an.
Credo TETTEH