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25 juin 2024
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1ER Sommet Corée-Afrique : Pourquoi Faure à Séoul ?

Le Chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé est à Séoul depuis dimanche  pour prendre part au premier sommet Corée-Afrique. Une invitation du Président de la République de Corée, Yoon Suk-yeol pour une rencontre de haut niveau qui s’ouvre  ce mardi  4 juin prochain sur le thème « L’avenir que nous construisons ensemble : Croissance partagée, durabilité et solidarité ».

Le premier sommet Corée-Afrique exprime une offre et une disponibilité de Séoul à travailler de concert avec les États africains au renforcement de la coopération et à la promotion de la solidarité pour créer un avenir commun durable, dans un environnement de paix et de sécurité.

En marge de ce sommet, il est prévu un  forum économique en vue  d’explorer davantage les opportunités de partenariat dans les secteurs de l’économie, des investissements, de l’énergie, du commerce, des infrastructures, de l’agriculture, du numérique, de la santé et de l’éducation.
Il faut préciser que la rencontre de Séoul  entend préciser les contours d’un partenariat solide et diversifié entre les pays participants et la République de Corée, pour construire une prospérité durable.

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé à son arrivée le dimanche à Séoul

Pourquoi Faure à Séoul ?

Depuis le 26 juillet 1963, date à laquelle les relations diplomatiques entre la Corée du Sud et le Togo furent établies, il existe une coopération multiforme alignée sur les enjeux contemporains, notamment la sécurité alimentaire et sanitaire et les changements climatiques.

Au-delà donc de l’existentiel diplomatique entre les deux pays, notre pays le Togo gagnerait énormément en considérant les atouts du développement économique de la Corée du Sud.

Faut-il le rappeler, en termes de compétitivité, la Corée du Sud se place au onzième rang mondial, grâce à ses gains de productivité, à la puissance de ses groupes (Samsung, LG, Hyundai, SK), à son effort de recherche-développement et ses investissements massifs dans l’enseignement supérieur.

La Corée tient sa force économique de son industrie, qui représente encore en 2020, 25 % du PIB selon la Banque Mondiale, soit l’une des parts la plus importante parmi les pays développés (contre 20 % pour le Japon ou 18 % pour l’Allemagne par exemple) à la date du 4 sept. 2023.

La résilience de l’économie coréenne s’explique aussi par une politique monétaire expansionniste et de solides fondamentaux économiques : consommation (+2,4% au H1 2021 en g.a), investissement (+12,3% au H1 2021 en g.a), exportations (+14,4% au H1 2021 en g.a), dette publique (43,9% du PIB en 2020) et chômage (4,5% au H1 2021) croissants mais maitrisés.

Des fondements humains du développement économique de la Corée du Sud

La création d’une industrie sidérurgique en Corée du Sud illustre l’une des grandes épopées nationales de l’économie de ce pays. C’est aussi l’un des exemples les plus marqués d’intervention de l’État dans l’économie.

Le  rôle que joue le capital humain dans la croissance économique de la Corée du Sud

Une croissance auto-entretenue requiert du capital (largement étranger), mais aussi une main-d’œuvre capable et compétitive. De fait, entre 1963 et 1992, la Corée du Sud atteint des taux records d’expansion de l’emploi, grâce notamment à l’ampleur de l’exode rural.

Des valeurs de la Corée du Sud

Il faut noter que le confucianisme a également eu une grande influence en Corée. Il a contribué à façonner la philosophie, l’éthique et la hiérarchie sociale en Corée. Le respect des ancêtres, la loyauté envers la famille et l’importance de l’éducation sont des valeurs confucéennes fondamentales en Corée.

Notons qu’il est prévu à l’agenda du chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, un entretien  en tête à tête avec le Président sud-coréen Yoon Suk-yeol. Ils échangeront sur les perspectives de renforcement du cadre de partenariat existant entre les deux pays.

La Corée du Sud est un pays d’Asie orientale divisé en 9 provinces et 6 métropoles. La langue officielle est le coréen. La population est de confession bouddhiste, confucianiste, chamaniste ainsi que de certains cultes chrétiens.

Treizième puissance économique mondiale, la Corée du Sud compte près de 52 millions d’habitants dont le cinquième réside dans l’agglomération de Séoul, soit la treizième agglomération la plus peuplée dans le monde.

Crédo TETTEH

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