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25 juin 2024
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POLITIQUE-CONSULTATIONS-CONSTITUTION : LES ABSENTS AURONT ENCORE TORT

L’Assemblée nationale  a entamé depuis hier lundi une tournée nationale  d’information et d’écoute des populations de deux jours , sur la révision de la Constitution.  Ce sera l’opportunité pour les populations qui recevront les différentes équipes de Députés de prendre connaissance des motivations soutenant le vote le 25 mars dernier d’une nouvelle Loi Constitutionnelle et des avantages que présente le régime parlementaire.

Les populations à travers les échanges avec les Représentants du Peuple auront des éléments de réponse sur notamment sur comment la révision de la Constitution Togolaise peut-elle remodeler l’avenir politique du pays ?  De larges consultations qui se déroulent bien et qu’une certaine classe de l’opposition avec sa société civile s’évertue à diaboliser. Ils ont décidé de ne pas y prendre part. Demeurant ainsi encore dans leur politique de chaise vide. Des acteurs qui avaient il y a quelques jours de soulever la poussière dans une rivière. Les absents auront encore tort, à coup sûr.

 Tout était parti de l’adoption le lundi 25 mars dernier par l’Assemblée nationale de la nouvelle Loi Constitutionnelle, passant du régime semi-présidentiel au régime parlementaire. Suite à cette adoption par les Députés, des voix s’étaient levées pour faire de l’esprit sur l’opportunité et les motivations de cette initiative. A l’écoute des inquiétudes et interrogations soulevées par la réforme initiée par l’Assemblée nationale, le Président de la République a privilégié  la voix de la concertation en demandant une relecture du texte. Ce qui participait  d’une démarche noble, inclusive et démocratique, dans la droite ligne de la politique qu’il mène jusqu’ici au Togo.

Les frondeurs et la question de la légitimité du Parlement

Le débat sur la légitimité de l’Assemblée nationale est un faux débat, selon les juristes qui sont unanimes là-dessus. Estimant que les Députés sont arrivés au terme de leur mandat depuis fin 2023 et « qu’ils gèreraient les affaires courants », les professionnels de l’opposition en manque de sensation ont vite fait d’étaler leur mauvaise foi et surtout leur ignorance. Interprétant les faits à leur guise et tirant toujours le drap de leurs côtés, ceux qui ont fait de la politique leur job ont montré leur carence juridique en ce sens qu’on ne saurait parler de période de « gestion des affaires courantes ». Leur développement aurait eu du mordant si les nouveaux Représentants étaient élus et attendaient de prendre fonction. Cet intervalle pouvait justement être pris comme période gestion des affaires courantes car les Législatives ont eu lieu et il ne restait que les formalités administratives soient  terminées pour que les nouveaux élus prennent fonction.

Ce qui est également important, même si cette réforme avait été adoptée en mars 2023, les opposants bling bling auraient usé d’autres arguments pour la critiquer. Pour rappel, la proposition de loi constitutionnelle a été déposée depuis le mois de décembre 2023 sur le bureau de l’Assemblée nationale. Et elle a suivi la procédure comme cela se devait avant d’aboutir à son adoption le 25 mars 2024.

Des Députés lors de la tournée d’information et d’échanges

Et pourtant des réformes effectuées en janvier 2024 étaient adulées par les mêmes qui crient aujourd’hui

Ce qi est paradoxal et difficile de comprendre des agitations des professionnels de l’opposition, c’est qu’en janvier 2024, des réformes furent adoptées par la même Assemblée nationale dont justement celle augmentant le nombre de députés afin de préparer le passage au régime parlementaire. Ceci n’a pas semblé soulever la même indignation observée aujourd’hui, car cela les arrangeait.

En face d’une opposition en manque d’inspiration et de repères

Aujourd’hui et eu égard aux contradictions observées dans les réactions d’une opposition délétère, on peut conclure sans gros risque de se tromper que nous faisons face à une opposition en manque d’inspiration et de repères. Une opposition cherchant  désespérément à s’accroche, à leur bateau chavirant depuis, en créant un débat inutile au moment où les Togolais n’aspirent qu’à vivre en paix.

Le régime parlementaire proposé, une nouveauté ?

A cette interrogation, la réponse est tout de suite NON. Le régime parlementaire proposé n’est pas une nouveauté pour les Togolais. Ceux et celles  qui le décrient aujourd’hui sont celles qui le réclamaient à cor et à cris, il y a encore quelques années.  Avec ces atermoiements donc d’une classe de l’opposition, habitué à se donner en spectacles sans ressources véritables, notre pays ne peut plus se permettre de perdre le temps avec des personnes en manque d’inspiration politique.  D’où l’urgente nécessité d’avancer dans la bonne direction.

En terme également de bénéfices, il faut avoir le courage, malgré tout, de reconnaitre que La réforme proposée va permettre au Togo de se démarquer et de donner une fois encore le bon exemple dans la sous-région. Cette réforme devra surtout favoriser l’émergence de nouvelles figures et un renouvellement de la classe politique. Sachant bien que le sujet du renouvellement de la classe politique constitue la bête noire de certains professionnels de l’opposition qui ont pris en otage la politique togolaise et qui du coup ne veulent pas entendre parler du renouvellement de la classe politique en leurs seins. Sinon, ils n’auraient pas par des subterfuges et après des années d’échec, s’éterniser à la tête de leurs partis, tenant des Congrès qui donnent l’allure d’une messe d’actions de grâce  où les gourous sont reconduits sans grands débats et perpétuent le business politique. Comme quoi, l’alternance au sein de leurs partis politiques n’a jamais été à l’ordre du jour. Ils sont, ils existent, ils restent à la commande, seule la mort va les emporter. Au même moment, on pense réclamer une dose d’alternance au sommet de l’Etat sans pour autant se positionner là où il faut pour mener des débats engageant la vie de la Nation. Bref, on se réfugie dans les rues guettant des opportunités pour vociférer sur les radios et télévisions et pourquoi pas inonder les réseaux sociaux de fake news à dessein.

Et si l’opposition se battait plutôt sur le terrain pour obtenir le maximum de sièges aux prochaines Législatives ?

Ce sont des questions qui méritent réflexion. Tout en reconnaissant en leur for intérieur que le régime parlementaire n’a rien de méchant, l’on se demande pourquoi l’opposition ne devrait-elle pas simplement se battre, sur le terrain, pour obtenir le maximum de sièges à la future Assemblée nationale afin d’exercer la plénitude du pouvoir ?

Les efforts ne devraient-ils pas se situer à ce niveau plutôt qu’à celui de prêter au chef de l’État des intentions qui ne sont pas les siennes ?

Il est nécessaire de faire remarquer que la réforme institutionnelle en cours depuis quelques années au Togo ne vise qu’à doter notre pays d’institutions fortes et efficaces. Et la stabilité dont le Togo peut se prévaloir  aujourd’hui dans la sous-région en ces moments difficiles n’est pas le fruit d’un hasard. Encore moins la résultante de débats vains et stériles.

Que retenir de la tournée en cours des Députés ?

La tournée en cours des Députés, aux contacts des populations, a pour objectif de  leur présente le travail qui a été fait à l’Assemblée nationale. En vue de recueillir leurs avis afin d’avancer dans cet important chantier de refondation de la République.

Selon une  source proche de l’Assemblée nationale, tous les 91 députés de l’Assemblée nationale sont mobilisés pour cette tournée qui les conduira dans toutes les régions de notre pays durant quatre jours.

Il faut préciser que les  populations de Mandouri, Naki-Est, Cinkasse, Dapaong, Tandjoare, Mango et Gando dans les Savanes recevront des équipes de députés pour engager un véritable dialogue citoyen sur ce sujet d’importance.

En ce qui concerne la  région de la Kara, les Députés de la Nation auront à cœur de rencontrer à Kara, Dankpen, Bassar, Bafilo, Kante, Niamtougou et Pagouda différentes catégories d’acteurs, à l’instar des gardiens des us et coutumes, des femmes, des jeunes, des agriculteurs, des organisations socioprofessionnelles locales, etc…

Des Députés en mode explication et échanges

Pour s’assurer de l’atteinte de toutes les localités, la région Centrale verra la tenue des rencontres d’information et d’écoute à Djarkpanga, Sotouboua, Blitta, Tchamba et Sokodé, le chef-lieu.

Durant trois jours à Adeta, Agou-Gadzepe, Amlamé, Anié, Atakpamé, Badou, Danyi, Elavagnon, Notse, Kougnohou, Kpalimé et Tohoun, les interrogations et attentes des acteurs socio-économiques de la vaste région des Plateaux seront partagées .

La région Maritime et la capitale Lomé seront également prises en compte, avec l’implication des populations de Tsévié, Noépé, Aneho, Afagnan, Vogan, Tabligbo et Agoe Nyive.

Des manifestations de rues pourquoi faire ?

Devant plutôt profiter des larges consultations souhaitées par le chef de l’Etat pour non seulement s’exprimer mais faire des propositions constructives en vue de l’amélioration du texte adopté le 25 mars au Parlement, les professionnels de l’opposition ont plutôt choisi de détourner l’attention avec des manifestations de rues. En ce sens qu’ils n’ont  réellement plus rien à proposer au  peuple qui a tant souffert par leurs manigances. Aujourd’hui, les  Togolais savent ce que valent ces responsables qui ont besoin de faire une mauvaise publicité à leur pays sur les médias internationaux pour exister et se définir car cela participe depuis des décennies de leur business politique.

Ils feignent d’oublier que les débats se passent au sein d’un Parlement . Ils n’ont en réalité à s’en prendre qu’à eux car ayant boycotté les élections par le passé. Un lourd tribut qu’ils paient aujourd’hui en  optant pour l’envahissement à longueur de journée de certains médias nationaux et internationaux hostiles à une véritable indépendance de nos pays. Est-ce une belle preuve de patriotisme ?

En clair, il est temps aujourd’hui que chaque leader politique assume ses propres turpitudes. Le peuple togolais a choisi depuis longtemps la voie de la paix et de la stabilité.

Avec les larges consultations sous la direction de l’Assemblée nationale, chaque togolais, quelque soit son lieu de résidence aura l’opportunité, durant cette tournée nationale, de s’entendre davantage expliquer les motivations et objectifs de la révision constitutionnelle opérée et d’obtenir des réponses aux questionnements que cela  peut susciter auprès des citoyens.

Crédo TETTEH

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