Les travaux du séminaire gouvernemental consacré à la transformation économique et sociale du Togo ont pris fin à Djamdè, dans la préfecture de la Kozah. Sous la conduite du le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le séminaire gouvernemental fut un moment d’échanges approfondis sur les leviers du développement du capital humain et du renforcement des capacités de l’État.
Au cours de ce séminaire donc, les membres du gouvernement ont planché sur les principaux leviers de transformation économique lors de la première journée. Au deuxième jour, les participants ont consacré les travaux du deuxième jour à deux dimensions essentielles de la réussite de la future stratégie nationale de développement à savoir le renforcement du capital humain et l’amélioration de la performance de l’action publique.
Une vision soutenue par les partenaires au développement
Il faut préciser que les orientations discutées au cours du séminaire gouvernemental bénéficient également de l’adhésion des partenaires techniques et financiers du Togo, au premier rang desquels la Banque mondiale, qui a accompagné le pays dans les travaux d’analyse, de diagnostic et de réflexion ayant conduit à l’élaboration de cette nouvelle vision de développement.
Présent à ce séminaire gouvernemental, le Vice-Président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest, Ousmane Diagana, a développé un plaidoyer appuyé pour le capital humain. Ce qu’il a présenté comme le moteur décisif de la transformation engagée par le Togo. Le Vice-Président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest. Il a rappelé que les efforts de réforme du Togo sont déjà reconnus dans plusieurs indicateurs et évaluations, dans des domaines structurants comme la fiscalité, les zones économiques spéciales, l’énergie, l’agriculture et le foncier.

« Aucun pays n’a réussi sa transformation seule, sans avoir massivement investi dans son capital humain et aligné de compétences sur les besoins de ce secteur productif. L’investissement dans les compétences de base est essentiel, car il détermine la capacité d’apprentissage tout au long de la vie. Cela nécessite de renforcer l’éducation dès la petite enfance et d’améliorer la qualité des apprentissages. Il est également nécessaire d’opérer un véritable changement dans la formation professionnelle en plaçant le partenariat avec le secteur privé au cœur du système de formation » a-t-il précisé.
Une occasion pour Ousmane Diagana de mettre en relief la nécessité de partir de données réelles pour relever les défis, une exigence de méthode que la démarche togolaise incarne. Il a par ailleurs indiqué que les efforts de réforme du Togo sont déjà reconnus dans plusieurs indicateurs et évaluations, dans des domaines structurants comme la fiscalité, les zones économiques spéciales, l’énergie, l’agriculture et le foncier.
Notons que la présence de Ousmane Diagana à ce séminaire gouvernemental témoigne de la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner le Togo dans la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie de développement, dont l’ambition est de créer les conditions d’une croissance plus inclusive, durable et créatrice d’opportunités pour les populations.
Une vision qui non seulement vient à point nommé mais traduit surtout la volonté politique du Président du Conseil de placer la transformation économique et sociale du Togo au cœur de l’action gouvernementale, à travers une stratégie fondée sur la performance, la cohérence des réformes et l’amélioration durable des conditions de vie des populations.
Le capital humain au cœur de la transformation économique
Les discussions ont d’abord porté sur les mécanismes permettant de renforcer le capital humain et de mieux l’aligner sur les besoins des secteurs productifs, avec un accent particulier sur le développement des compétences.
Les participants ont examiné à cet effet l’articulation entre le développement des compétences, l’accès à des emplois productifs et le soutien aux secteurs émergents. Ils se sont également penchés sur les conséquences du décalage observé entre les offres de formation technique et professionnelle et les besoins réels des secteurs prioritaires de l’économie.
Les échanges ont mis en évidence l’impact de cette inadéquation sur l’employabilité des jeunes, la productivité et la transformation structurelle de l’économie nationale. Les membres du gouvernement ont ainsi souligné la nécessité de renforcer les passerelles entre les systèmes de formation, les entreprises et les secteurs porteurs de croissance afin de mieux préparer la main-d’œuvre aux mutations de l’économie.
Les participants ont également analysé plusieurs expériences internationales réussies en matière de développement du capital humain, notamment dans les pays ayant réussi leur transformation économique grâce à des investissements soutenus dans l’éducation, la formation professionnelle et l’innovation. L’objectif est de tirer des enseignements adaptés au contexte togolais et aux ambitions de développement du pays.

Des institutions publiques plus performantes pour porter les réformes
Il a été également question au cours du séminaire gouvernemental du renforcement des capacités stratégiques et opérationnelles de l’État, considéré comme une condition indispensable à la réussite des ambitions de développement du Togo.
Plusieurs recommandations ont été formulées visant à améliorer la capacité de l’administration publique à concevoir, coordonner et mettre en œuvre des politiques publiques efficaces. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’assurer une meilleure cohérence de l’action gouvernementale, de renforcer la coordination interministérielle et d’accélérer l’exécution des réformes prioritaires.
Les membres du gouvernement ont également examiné des approches innovantes de suivi et d’évaluation de l’action publique, inspirées d’expériences internationales, afin de garantir une exécution rigoureuse et une meilleure redevabilité dans la mise en œuvre de la future stratégie nationale de développement.
Les réflexions ont enfin porté sur les arrangements institutionnels susceptibles de renforcer la performance des administrations publiques et d’accroître l’efficacité des réformes structurantes destinées à soutenir la croissance économique et le développement social.
Une synthèse pour définir les priorités de mise en œuvre
Les travaux se sont achevés par une session de synthèse destinée à permettre aux membres du Gouvernement d’examiner les principales orientations issues des différentes discussions, d’identifier les mesures de suivi prioritaires et de définir les prochaines étapes.
Cette séquence a permis de consolider les recommandations formulées au cours des différentes sessions et de dégager les actions à engager à court, moyen et long terme pour assurer la réussite de la nouvelle stratégie de développement du Togo.
Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de maintenir une forte cohérence entre les priorités sectorielles, les mécanismes de financement, les capacités institutionnelles et les objectifs de transformation économique et sociale poursuivis par le pays.
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