L’Afrique de l’Ouest est notamment riche en ressources d’énergies renouvelables. La région bénéficie d’un fort ensoleillement, de l’ordre de 5 à 6 kWh par mètre carré et par jour, ainsi que d’un potentiel hydroélectrique considérable, estimé à plus de 25 000 MW. Toutefois, seule une fraction de ces ressources est actuellement exploitée. La région de 370 millions d’habitants est à un tournant décisif de sa transition énergétique. Les Parlementaires de la CEDEAO en sont bien conscients et y réfléchissent au cours de la réunion délocalisée de la Commission mixte Énergie et Mines | Agriculture, Environnement et Ressources naturelles | Infrastructures, au premier jour de leur importante  rencontre à Dakar.

À titre d’exemple, le solaire photovoltaïque et les autres énergies renouvelables ne représentent qu’environ 1 % de la production d’électricité de la CEDEAO, dominée par le gaz naturel (45 %), les produits pétroliers (32 %) et l’hydroélectricité (21 %). Il existe donc un écart manifeste entre les ressources disponibles et leur niveau d’exploitation.
Il faut à juste titre reconnaitre que l’espace CEDEAO est une région de 370 millions d’habitants qui est à un tournant décisif de sa transition énergétique. En effet, la région réduit son déficit en ce sens que les nouveaux raccordements dépassent la formation de nouveaux ménages de ≈790 000. Toutefois, le rythme reste insuffisant pour atteindre l’accès universel en 2030 selon l’ Expert Guei Guillaume Kouhie de ECREEEE présent à la réunion délocalisée de Dakar de la Commission mixte du Parlement de la CEDEAO.
Cependant, il existe un paradoxe. La région est riche en ressources avec un ensoleillement de 5 à 6 kWh/m²/jour, un  potentiel hydroélectrique supérieur à 25 000 MW mais seule une fraction est exploitée : le mix installé reste dominé par le gaz naturel et les produits pétroliers (72,7 %).

En 2024, l’accès à  l’électricité est de  65,9 % avec +1,9 point en 2023 et  2,39 millions de ménages nouvellement électrifiés.
En milieu rural , le taux d’accès est de 12 % . C’est dire qu’une large part des communautés rurales dépend encore de sources d’énergie traditionnelles.
Il est aussi important de noter que dans l’espace CEDEAO, il existe 26,3 millions de ménages sans accès au réseau. Soit environ 145 millions de personnes, surtout en zones rurales et périurbaines.
Concernant l’accès à la cuisson propre, le taux est de 21,2%. Ce qui signifie que 283 millions de personnes dépendent encore de la biomasse traditionnelle.
Crédo TETTEH