2284 cas de grossesses ont été enregistrés pour l’année scolaire 2024-2025. Selon les statistiques du ministère en charge de l’éducation, sur les 2284 cas de grossesses, 17 sont recensés au Primaire, 1318 au Ceg et 948 au Lycée. Des chiffres alarmants qui interpellent l’Etat, les parents des apprenants, les auteurs indélicats des grossesses mais aussi les victimes.
L’éducation étant la clé du développement, il est important et urgent de protéger nos filles en milieux scolaires et d’assurer leur avenir.
Nécessité d’appliquer la loi pour décourager les grossesses en milieux scolaires
Au Togo, les relations sexuelles avec des élèves ou apprenties sont désormais réprimées par la loi. Adoptée en décembre 2022, la loi n°2022-020 protège les apprenants contre les violences à caractère sexuel, avec des sanctions dissuasives pour les auteurs de grossesses non consenties.
L’article 19 de cette loi prévoit une peine d’emprisonnement de 1 à 5 ans et une amende de 1 à 5 millions de francs CFA pour quiconque enceinte une apprenante régulièrement inscrite. Les sanctions sont doublées si la victime a moins de 16 ans, même en cas de consentement supposé. Cette disposition souligne la vulnérabilité des mineures face aux abus d’autorité, notamment dans les établissements scolaires ou centres de formation.
Il faut préciser que la loi vise à garantir un environnement scolaire sûr, conformément à l’article 35 de la Constitution togolaise.
Au-delà des sanctions, cette loi rappelle que la protection des apprenants relève d’une responsabilité collective. En criminalisant les abus, le Togo affirme son engagement pour une éducation équitable et sécurisée, où chaque élève peut se concentrer sur ses études sans crainte.
Des mesures concrètes pour prévenir ces dérives en milieux scolaires
Face au lourd bilan de cas de grossesses en milieux scolaires, il est impérieux et urgent de prendre des mesures concrètes pour prévenir ces dérives. En n’acceptant plus de telles situations dans nos écoles, le Togo envoie un message fort : celui de la protection de l’avenir de ses jeunes et de la préservation des valeurs essentielles à la construction d’une société solide et respectueuse. Le combat pour l’épanouissement de la jeunesse togolaise est une responsabilité collective, et il est impératif de le mener avec détermination et responsabilité.
Aujourd’hui, la société togolaise doit faire face à un problème de taille : des jeunes qui, au lieu de se concentrer sur leur avenir, se retrouvent dans des situations qui compromettent leur parcours scolaire et social. Ces comportements doivent être fermement désapprouvés pour éviter de transformer la société en un lieu d’assistés, où les problèmes restent sans solution et où la responsabilité sociale est diluée.
Crédo TETTEH