Sous la conduite du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le Conseil des Ministres s’est réuni hier mardi 26 mai 2026. Quatre décrets ont été examinés. Le Conseil des ministres a ensuite adopté le décret portant exemption de visa d’entrée sur le territoire togolais au profit des ressortissants des Etats africains.
Aussi a-t-il également adopté quinze (15) décrets portant reconnaissance de la désignation des chefs de canton par voie coutumière et par voie de consultation populaire.
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Le Conseil des ministres s’est réuni ce mardi 26 mai 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil.
Au cours des travaux, le Conseil des ministres a examiné quatre (4) décrets.
- Le Conseil des ministres a adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’École politechnique de Lomé .
Dans le cadre de sa politique de modernisation de l’enseignement supérieur, le gouvernement poursuit ses efforts en vue de renforcer la formation des compétences techniques et technologiques de haut niveau et de mieux adapter les offres de formation aux besoins du marché du travail et du tissu socioéconomique national.
C’est dans cette perspective que s’inscrit la création de l’Ecole polytechnique de Lomé (EPL), issue de la fusion de l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) et du Centre informatique et de calcul (CIC) de l’Université de Lomé.
Le texte vise à renforcer le cadre institutionnel de l’établissement afin d’en faire un véritable pôle d’excellence et de référence en matière de formation technique et technologique de haut niveau, aligné sur les standards des grandes écoles internationales.
L’Ecole a pour mission de former des ingénieurs et des techniciens supérieurs dans des domaines stratégiques tels que le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, l’informatique, les procédés industriels, ainsi que les mines et la géologie. Elle s’appuiera notamment sur des parcours de formation spécialisés, un enseignement fortement orienté vers la pratique en laboratoire ainsi que des immersions en milieu professionnel afin de répondre efficacement aux besoins croissants du pays en ingénieurs et techniciens supérieurs qualifiés.
Le gouvernement, à travers cette initiative, réaffirme son engagement en faveur du développement du capital humain, de l’innovation et de la transformation structurelle de l’économie nationale par la promotion d’un enseignement supérieur de qualité, tourné vers les besoins de l’industrialisation et du développement du pays.
- Le Conseil des ministres a ensuite adopté le décret portant exemption de visa d’entrée sur le territoire togolais au profit des ressortissants des Etats africains
Dans le cadre de sa politique d’ouverture et de promotion de l’intégration africaine, le gouvernement poursuit les réformes destinées à faciliter la libre circulation des personnes, à renforcer les échanges économiques, culturels et touristiques ainsi qu’à consolider la coopération entre les Etats africains.
Le texte adopté institue un régime d’exemption de visa d’entrée pour une durée de trente (30) jours au profit des ressortissants des Etats africains détenteurs d’un passeport ou d’un titre de voyage reconnu et en cours de validité.
Toutefois, les contrôles et formalités d’immigration demeurent maintenus, de même que le pouvoir des autorités compétentes de refuser l’entrée ou de limiter le séjour de toute personne susceptible de porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale ou à la santé publique.
La possibilité de suspendre cette exemption à l’égard de tout Etat est également réservée en cas de menace pour les intérêts fondamentaux du Togo.
Cette mesure s’inscrit dans la vision du gouvernement de renforcer le positionnement du Togo comme hub régional d’affaires, de tourisme et de dialogue sur le continent. Elle traduit également l’engagement du gouvernement en faveur du panafricanisme et de l’intégration régionale, conformément aux objectifs poursuivis dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, du protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
- Le Conseil des ministres a également adopté quinze (15) décrets portant reconnaissance de la désignation des chefs de canton par voie coutumière et par voie de consultation populaire
Conformément aux dispositions de l’article 10 de la loi n° 2007-002 du 08 janvier 2007 relative à la chefferie traditionnelle et au statut des chefs traditionnels au Togo, la désignation des chefs de canton s’effectue soit par voie coutumière, soit par voie de consultation populaire. L’article 14 de la même loi dispose que le chef de canton est reconnu par décret en conseil des ministres, sur rapport du ministre chargé de l’administration territoriale.
En application de ces dispositions, et à l’issue des procédures légalement requises, quinze (15) chefs de canton ont été régulièrement désignés conformément aux pratiques et usages en vigueur dans leurs localités respectives.
L’adoption de ces décrets vise à consacrer leur reconnaissance officielle en qualité d’autorités traditionnelles dépositaires des us et coutumes, et à leur conférer la légalité nécessaire à l’exercice des prérogatives qui leur sont reconnues par les lois et règlements.
- Le Conseil des ministres a enfin examiné en première lecture le projet de décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du corps des agents des eaux et forêts.
Face aux défis croissants liés au changement climatique, à la dégradation des terres, à la déforestation, au braconnage et à l’exploitation abusive des ressources naturelles, le gouvernement poursuit le renforcement des mécanismes de protection et de gestion durable du patrimoine forestier, faunique et halieutique national.
Le texte examiné vise à moderniser et à restructurer le corps des agents des eaux et forêts afin d’améliorer son efficacité opérationnelle, son maillage territorial ainsi que ses capacités de surveillance et d’intervention dans la protection des ressources naturelles et la lutte contre les infractions environnementales. Il précise également les missions du corps, notamment en matière de gestion durable des ressources forestières, de protection des aires protégées, de reboisement, de contrôle et de sensibilisation des populations.
L’examen de ce projet de décret se poursuivra lors d’une prochaine séance du Conseil des ministres.
Fait à Lomé, le 26 mai 2026