TOGO – POLITIQUE – ARRÊT DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : Les Tintins de la société civile africaine en dérision

Dans une lettre adressée à la Commission de la CEDEAO en date du 1er aout 2026, certaines organisations de la société civile africaine ont saisi la Commission de la CEDEAO pour obtenir, rêvent-elles, la « mise en œuvre des conséquences juridiques de l’arrêt N°ECW/CCJ/JUD/01/26 de la Cour de justice de la CEDEAO relatif à la réforme constitutionnelle au Togo ». Sous la signature du Professeur David Ekoué Dosseh.

Dans un document d’environ 7 pages, les « Tintins » de la Société civile africaine ont étalé, dans leur obsession effrénée de vouloir faire du mal et surtout de pourrir le climat sociopolitique togolais, leur naïveté doublée d’une incompétence notoire et d’une déconnexion morbide des réalités.

A parcourir leur « lettre », on peut toutefois leur accorder le bénéfice du doute en reconnaissant que certaines organisations parmi les signataires sont bien conscientes de jouer à la comédie sous les tropiques pour soutenir bêtement des amis en mal de sensation et en perpétuelle perte de vitesse. Ne dit-on pas dans un autre contexte que certains humains sont solidaires mêmes dans le mal ? Dans le cas d’espèce de ces 43 OSC africaines, on conclurait sans gros risque de nous tromper en un regroupement saisonnier de « figurants de la société civile » souffrant de démangeaison cutanée avancée. Ils se grattent partout le corps et bien évidemment les couilles parce que guidés par une envie de faire du mal à autrui en s’appuyant sur des incompétents et des déconnectés. Juste parce qu’on veut entretenir le temps d’une saison pluvieuse une campagne anti-Togo fragilisante  pour se définir et exister.

Le but délibéré de la sortie des 43 OSC africaines : Isoler diplomatiquement le Togo et fragiliser sa position sur la scène régionale

Il n’est aucun doute que la sortie des 43 organisations de la société civile (OSC) africaines, au lendemain de l’arrêt de la Cour de justice communautaire sur la réforme constitutionnelle togolaise de mars 2024, trahit une volonté délibérée de voir isoler diplomatiquement le Togo et de fragiliser sa position sur la scène régionale.

Contorsions et Conscientes que la Cour n’a ni ordonné l’abrogation de la révision constitutionnelle de 2024, ni affirmé une quelconque compétence pour contrôler la Constitution togolaise, ni constaté de violation du droit communautaire imputable à l’État, une certaine classe politique de l’opposition avec sa société civile nationale et régionale procède par des contorsions et interprétations outrepassant   largement la portée réelle de la décision judiciaire. Place du coup à une instrumentalisation du droit à des fins d’escalade, réclamant des sanctions financières ; la suspension du Togo des instances de la CEDEAO ; ainsi que le retrait de certaines responsabilités internationales confiées à ses dirigeants ; ces organisations adoptent une posture de confrontation. Une ligne dure qui tend à fragiliser un État souverain plutôt qu’à favoriser le règlement apaisé des différends institutionnels.

A travers un acharnement destructeur sur le Togo et ses dirigeants actuels, les auteurs de cette lettre adressée à la Commission de la Cedeao affichent ainsi une détermination nuisible et implacable.

Et au-delà donc de la contestation textuelle, la lettre de la société civile s’inscrit ainsi dans un rapport de force où le droit devient un levier d’influence politique. Multiplier les appels à sanctionner un membre de la communauté ne fait que nourrir une logique de blocage, à l’opposé des dynamiques africaines de médiation et de souveraineté.

Le Togo et le choix du dialogue avec l’AES qui fâche

Alors que la région traverse de vives tensions, pas besoin de tambours et de sonneries pour comprendre aisément depuis que le Togo a fait le choix de maintenir le dialogue avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ceci bien évidement an privilégiant la concertation à la rupture, s’inscrivant ainsi dans un paysage géopolitique ouest-africain complexe, marqué par les questions de souveraineté et la recomposition des alliances régionales

Naturellement, cette position diplomatique autonome du Togo et de ses dirigeants dérange, et par conséquence, expose Lomé à un traitement critique particulièrement virulent par rapport à d’autres États confrontés à des enjeux institutionnels similaires.

Ekoué David Dosseh et ses dérives sous le sceau d’un engagement citoyen

Signataire de la lettre du Collectif des 43 Organisations de la société civile africaine, David Dosseh, cristallise les tensions. Certains observateurs sociopolitiques déplorent une rupture avec la tradition de préservation des intérêts nationaux face aux pressions extérieures, allant jusqu’à qualifier son engagement dans cette campagne d’erreur stratégique majeure. D’autres voix, plus virulentes au sein du débat public, vont jusqu’à dénoncer une démarche motivée par des considérations personnelles au détriment de la cohésion nationale.

L’irréversibilité de la réforme constitutionnelle

Face à ces pressions, la position des autorités de Lomé demeure ferme. Selon des sources proches du gouvernement, cette offensive diplomatique et médiatique ne remet aucunement en cause les choix institutionnels arrêtés : la révision constitutionnelle fondatrice de la Ve République reste pleinement effective et irréversible. Bien plus, depuis la réforme constitutionnelle. Le Togo demeure membre de la CEDEAO ; membre de l’Union africaine ; membre des Nations Unies. Les représentants du Togo continuent de participer normalement aux réunions internationales.

 Quand les 43 OSC célèbrent les qualités de Médiateur de Faure Gnassingbé

Nonobstant la virulence de la lettre des 43 OSC, il faut souligner que les signataires reconnaissent en bonne position d’ailleurs que l’Union africaine a investi Faure Gnassingbé comme médiateur dans la région des Grands Lacs.  Et ce n’est aucunement pour rien. Cela démontre à suffisance que les organisations internationales continuent de reconnaître pleinement les autorités togolaises.

Les fragilités de la lettre des 43 Organisations de la Société civile africaine

La lettre des 43 Organisations de la Société civile africaine au-delà de la valeur qu’on voudrait lui donner présente plutôt une kyrielle de fragilités. Tout d’abord, elle attribue à l’arrêt de la Cour une portée supérieure à celle de son dispositif, et confond constat juridictionnel et sanction politique. Ensuite, la lettre assimile la réforme constitutionnelle à un « coup d’État constitutionnel » sans qu’une telle qualification ait été formellement retenue par les organes politiques compétents de la CEDEAO ou de l’Union africaine.

Guidée par une envie poussée de nuisance intentionnelle, la lettre en question formule des demandes de sanctions dont la mise en Å“uvre relève d’une décision discrétionnaire des institutions politiques régionales et non d’un effet automatique de l’arrêt. Enfin, elle mêle arguments juridiques, historiques et politiques, ce qui affaiblit la rigueur de son raisonnement juridique.

En conséquence, si l’arrêt de la Cour appelle au respect des engagements démocratiques régionaux, il n’a ni annulé la réforme constitutionnelle, ni déclaré les institutions togolaises illégitimes, ni imposé de sanctions, laissant aux organes politiques de la CEDEAO et de l’Union africaine une large marge d’appréciation quant aux suites à donner.

C’est alors de bonne guerre que les « Tintins de la société civile » soient mises à contribution et trouvent un job de saison, mêlant une soif de vengeance à une obsession malveillante. Pour une cause perdue à l’avance. Le Togo reste debout.

A suivre…

Crédo TETTEH

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