ENTRETIEN DES ROUTES : Environ 2000 kilomètres prévus pour l’année 2026

Les données relatives aux linéaires de routes nationales entretenues sur le territoire offrent un éclairage sur la direction prise par le pays en matière de gestion des infrastructures routières.

Commençons par 2024. Cette année-là, 2 320,4 kilomètres de routes nationales ont été entretenus. L’année suivante, en 2025, l’entretien de 1 589 kilomètres de routes nationales est revendiqué par le ministère des Travaux publics et des Infrastructures. Une projection de 1 911,8 kilomètres est faite pour l’année 2026. Des variations, certes, mais aucune rupture dans la logique d’ajustement et de recalibrage des priorités d’entretien.

Grande actrice du domaine, la Société autonome de financement de l’entretien routier (Safer) au Togo a enregistré une forte activité en 2023, caractérisée par une augmentation de ses dépenses d’entretien des infrastructures. Il est plus précisément question de 37,9 milliards de francs CFA, marquant une hausse de 8 % par rapport à 2022.

En 2022, la mobilisation de 30,46 milliards de francs CFA avait été enregistrée pour mener à bien ses missions, avec un taux de réalisation de 92,7 %. La société intervient dans la maintenance des routes nationales et régionales.

L’entretien routier, par nature, obéit rarement à une progression linéaire continue ; il répond plutôt à des arbitrages dictés par l’état des infrastructures, les urgences du terrain et la disponibilité des ressources. Dans cette perspective, le recul apparent de 2025 s’interprète comme une phase de concentration des efforts sur des axes prioritaires ou des tronçons nécessitant des interventions plus lourdes et donc moins étendues en kilométrage.

Bon état des pistes rurales au Togo grâce aux investissements

Les pistes rurales constituent l’ossature de la mobilité en milieu rural et agricole. Elles relient les exploitations aux marchés, les producteurs aux centres de consommation et les territoires isolés aux ronds-points économiques. Leur état conditionne, dans une large mesure, la fluidité des échanges, la valorisation des productions et la vitalité des zones concernées. Le Togo l’a bien compris et agit en conséquence.

L’évolution de la proportion du réseau des pistes rurales en bon et moyen état entre 2024 et 2025 laisse entrevoir une action publique aux effets concrets sur les populations. Cette proportion s’établit à 74 % en 2024 et atteint un pic de 80 % en 2025. L’année 2026 en cours devrait se terminer sur un taux de 76 %, comme le prévoient les pouvoirs publics. L’entretien des pistes rurales obéit à des contraintes multiples : saisonnalité des dégradations, intensité des pluies, pression démographique, insuffisance de ressources…

L’amélioration observée en 2025, avec 80 % du réseau en bon et moyen état, traduit l’effort soutenu de réhabilitation. Elle reflète la volonté affirmée de l’État de renforcer la praticabilité des voies rurales, une condition essentielle à la circulation des biens et des personnes.

Une quête perpétuelle

Entre 2021 et 2023, 2 200 km de pistes rurales ont été réhabilités. En 2024, par exemple, dans la dynamique de poursuite des travaux d’aménagement des pistes rurales, l’État avait prévu un investissement de 53 milliards de francs CFA.

En 2024, ce sont 632,53 km de pistes rurales qui ont été aménagés ou réhabilités, dont 111,6 km dans la région des Plateaux, avec une attention particulière accordée à l’élimination des points critiques. Pour 2025, l’objectif était d’ouvrir ou de réaménager 1 429,87 km de pistes rurales afin de renforcer les liaisons entre les localités reculées et les grands centres économiques. C’est tout l’enjeu du désenclavement rural qui se trouve au cœur de cette dynamique.

Une piste en bon ou moyen état n’est pas seulement un axe de circulation ; elle constitue un véritable levier d’inclusion économique et sociale. Elle permet aux producteurs d’écouler plus facilement leurs récoltes, aux intrants agricoles d’atteindre les exploitations et aux services sociaux de base d’être plus accessibles aux populations bénéficiaires.

Ainsi, la progression globale vers des niveaux élevés de praticabilité traduit un effort structurant en faveur du monde rural. Elle participe à la réduction des disparités territoriales et à la création de conditions favorables au développement local.

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