C’est parti pour la campagne de reboisement de cette année. Comme tous les 1er Juin, consacrée journée nationale de l’arbre, les autorités se sont sacrifiées à la tradition en lançant les opérations de mise en terre des plants au centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la préfecture de l’Avé.
Depuis mai 2021, le Gouvernement s’est engagé dans un programme ambitieux à savoir planter un milliard d’arbres d’ici 2030. Car, pour les autorités togolaises, le reboisement est une question de survie nationale. Les forêts togolaises protègent les sols contre l’érosion, régulent l’eau, et offrent des ressources vitales aux communautés rurales. Dans un contexte où le pays fait face à la pression démographique, à l’exploitation du bois et aux effets visibles du changement climatique, chaque arbre planté devient un acte de résistance et d’espoir.
Pour l’édition 2026, Le ministère de l’environnement projette 16 876 152 plants à mettre en terre sur 11 250 hectares. Dans, les Plateaux-Ouest plus de 7,544 295 millions de plants ont été produits : 2 882 225 plants pour la préfecture de Kloto, Wawa avec 1 400 600 plants, Kpélé avec 958 216 plants, Agou avec 842 105 plants, Danyi avec 734 805 plants et Akébou avec 726 344 plants. Dans l’ensemble de cet espace, on estime que 1 200 hectares de terres ont déjà été mobilisés.
Il est à relever que sur le plan national, des sites de reboisement sont identifiés dans chaque préfecture. En termes de superficie foncière, 116 565 hectares disponibles sont recensés. Le Gouvernement appelle ainsi chaque citoyen, des villages aux grandes villes, à prendre part à cette mobilisation pour la préservation de leur environnement immédiat et partant, national. « Cette mobilisation doit s’incarner dans un triptyque clair et porteur : planter et entretenir les arbres tout au long de l’année afin d’assurer leur pérennité, restaurer durablement nos paysages forestiers pour renforcer la résilience écologique et sociale, et enfin transformer structurellement notre économie en faisant des ressources naturelles abondantes un véritable levier de prospérité », indique -t-on.
Au ministère de l’environnement, on relève que par le passé, il n’y avait pas d’engouement autour de cette opération de reboisement et beaucoup d’acteurs se limitaient souvent à des actions symboliques sans réel impact durable. Mais depuis 2021, le reboisement est perçu non seulement comme un acte écologique, mais aussi comme un levier de développement économique, de résilience communautaire et de lutte contre l’insécurité alimentaire.
En effet, depuis 2021, à chaque campagne, il est noté une hausse des plants mis en terre : 3,3 millions de plants mis en terre (sur 4 500 ha) en 2021, 5,7 millions d’arbres plantés (sur 8 255 ha) en 2022 : 7,1 millions d’arbres reboisés (sur 10 376 ha) en 2023, 9,1 millions de plants mis en terre (sur 11 544 ha) en 2024 et 14 millions d’arbres plantés en 2025.