Votre Journal d'information -

25 février 2024

TRANSPORT : Inauguration du poste juxtaposé de Noépé entre le Togo et le Ghana

Peu à peu, la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace de la CEDEAO devient une réalité. Les infrastructures devant accompagner cette noble idée des pères fondateurs se mettent aussi en place. La dernière en date est le poste juxtaposé de Noépé, inauguré hier par les deux présidents du Togo et du Ghana.

A l’instar des postes frontières de Seme (frontière Bénin-Nigéria) et de Malanville (frontière Bénin-Niger), le PCJ de Noépé contribuera à la facilitation des formalités aux frontières dans le contexte du protocole régional relatif à la libre circulation des personnes et des biens. Il s’agit d’un des moyens favorisant la libéralisation de la mobilité intra-communautaire des citoyens, contribuant ainsi à la paix et la stabilité de l’Afrique de l’Ouest et à son développement économique.
Selon la délégation de l’Union Européenne au Togo, le poste de contrôle juxtaposé de Noépé est financé par l’Union européenne sur les ressources du programme régional de facilitation des transports pour un montant de 10,29 Millions d’EUR soit près de 6,75 Milliards de FCFA.
M. Nicolás Berlanga Martínez, Ambassadeur de l’Union européenne au Togo, a indiqué que l’intégration régionale ne peut être atteinte sans la suppression ordonnée des barrières commerciales, sans la mise en œuvre effective des politiques régionales, sans des institutions régionales fortes et de plus en plus représentatives, et finalement, sans la mise à disposition d’infrastructures adéquates, Certainement les postes de contrôle juxtaposés constituent une étape importante vers cet objectif d’intégration et d’union douanière.
”La cérémonie d’aujourd’hui est aussi un symbole d’intégration humaine. Ce projet créera de la prospérité aux alentours et en même temps aidera à diluer les frontières, frontières que l’indépendance et le poids de l’histoire passée ont parfois capricieusement définies séparant de manière artificielle des êtres humains appartenant le plus souvent à des peuples frères. Nous l’avons vu en Europe, vous le connaissez en Afrique: le simple fait d’habiter d’un côté ou de l’autre d’une frontière, d’avoir des passeports différents, engendrent des malentendus et des regards suspicieux, ce que ne reflète pas le quotidien de l’immense majorité des individus voisins” a dit Nicolas Berlanga Martinez.
Il faut souligner que la construction de ce poste s’inscrit en effet dans la logique d’intégration souhaitée par les Etats membres de l’organisation régionale.”Il ne peut y avoir de communauté économique sans une libre circulation des biens et des personnes. Le poste juxtaposé est l’exemple de ce qui doit être fait’, a rappellé Désiré Kadré Ouédraogo, président de la Commission de la Cédéao.
Les contrats de travaux pour la construction des Postes de Contrôle Juxtaposés de Seme (frontière Bénin-Nigéria), de Malanville (frontière Bénin-Niger) et de Noépé (frontière Togo-Ghana) ont été signés fin décembre 2010 à Abuja (Nigeria).
Le montant total du Projet de Facilitation de Transport était de €82M (environ 54 milliards de F CFA) pour appuyer diverses activités du transport routier, chemins de fer, maritime et aviation en vue de faciliter la libre circulation des personnes et le renforcement du commerce intra régional. L’Union européenne a alloué un total de €597M (environ 392 milliards de F CFA) pendant la période 2008-2013 (10ème Fond européen du développement, FED) pour l’assistance au processus d’intégration régionale en Afrique occidentale. Ce montant a été doublé lors de la programmation 2014-2020 (11ème FED).
Koudjoukabalo

Partagez cet article

A découvrir

LE GOUVERNEMENT DOIT FAIRE BAISSER LES PRIX DES PRODUITS PETROLIERS A LA POMPEPlus de doute. Le gouvernement togolais doit procéder à la baisse des prix des produits pétroliers à la pompe. Aucun argument ne saurait encore tenir vis-à-vis des populations des villes et villages du Togo qui risquent de rendre la monnaie de cette volonté du gouvernement de se sucrer sur son dos. Le baril à 65 Dollars, c’est du jamais vu depuis 2008. Alors quoi qu’il en coûte à certains togolais, qui eux ne triment pas et ne connaissent pas les conséquences désastreuses de l’actuel prix pratiqué à la pompe, la baisse des prix de l’essence et ses corollaires à la pompe est impérieuse. Selon les estimations publiées hier, la tendance à la baisse annoncée depuis plus de 5 mois déjà se confirme et va se poursuivre. L’activité économique en Chine et Asie sont propices à cette tendance baissière de l’or noir. Et partout dans le monde, les industriels, les commerçants et surtout les consommateurs se frottent les mains. La baisse du cours du pétrole brut, entraine forcément celle des produits dérivés raffinés et c’est le consommateur qui en profite. Mais il semble que chez nous, nous vivions sur une autre planète et que cette actualité de la baisse des prix du baril ne nous regarde pas et ne nous intéresse même pas. Les tentatives hasardeuses de la ministre du commerce pour expliquer le refus du gouvernement de procéder à l’ajustement des prix ne convainquent personne, à commencer par elle-même quand on voit la difficulté avec laquelle elle joue à l’équilibriste. Le dollar, la commande et la subvention Depuis que la tendance à la baisse du prix du pétrole brut a été annoncée et après moult hésitation, la ministre du commerce a fait une première apparition à la Télévision Nationale pour essayer d’enrober les togolais. Expliquant les raisons qui poussent le gouvernement à refuser de pratiquer la vérité des prix, Bernadette Léguézim-Balouki indexait le dollar qui est à la hausse. ”En même temps qu’on observe cette baisse des prix du baril, il faut noter aussi la hausse du dollar ce qui fait que là où on pense gagner, on le compense ailleurs puisque le dollar est cher”, disait-elle sur la TVT. Quelques semaines plus tard, se rendant compte que l’argumentaire du dollar cher ne pouvant plus tenir, c’est sur la période de commande qu’elle jette son dévolu. Selon Mme Bernadette Léguézim Balouki, l’Etat togolais ne saurait procéder à la baisse des prix des produits pétroliers parce que les dernières commandes ne sont pas encore épuisées, lesquelles commandes auraient été effectuées au mois d’Août. Qu’à cela ne tienne. Même si c’était au mois d’Août, le prix à la pompe devrait connaitre un frémissement à la baisse d’autant que déjà au mois d’août, les prix du brut connaissaient déjà une baisse. Dépassée par les évènements qui donnent raison aux organisations de la société civile, la ministre sort une autre flèche de son carquois : l’Etat togolais continue de subventionner les produits pétroliers. Oh Dieu ! A moins que la ministre ne prenne les Togolais pour des imbéciles, aurait-elle déjà oublié les raisons que le gouvernement avançait en Janvier 2014 quand il procédait à la hausse des prix des produits pétroliers ? Ceux qui avaient suggéré et même imposé cette mesure au gouvernement ont reconnu que l’Etat ne subventionne plus le carburant. Certains ministres dont nous taisons les noms pour le moment l’ont confirmé haut et fort. C’est pour cette raison qu’à une question qui lui est posée dans ce sens, le représentant du FMI au Togo, Monsieur Werner Keller a indiqué que s’il y a baisse du prix du baril, cela devrait se ressentir sur le prix à la pompe. D’où est ce que la ministre Bernadette Léguézim-Balouki sort elle encore cette histoire de subvention qui s’élèverait à 13 Milliards de F CFA ? Soyons sérieux ! Transparence et Vérité des prix ”Si l’ATC veut être invitée le jour de l’ouverture des offres, qu’à cela ne tienne” ; c’est la réponse que dame Leguezim Balouki a pu donner aux revendications plus que légitimes de l’Association togolaise des consommateurs qui voulait en savoir un peu plus sur la manière dont se passe la transaction quant à la commande des produits pétroliers. Dans un communiqué de presse rendu public, l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC), estimant que le gouvernement doit œuvrer pour la pratique d’une bonne gouvernance et la transparence dans la commande publique, a exigé du gouvernement la publication de la liste des traders ou compagnies soumissionnaires aux appels d’offres des produits pétroliers. Pour une question de transparence, l’ATC a exigé aussi du Gouvernement la publication de la fréquence, du volume et des coûts des commandes des produits pétroliers qui doivent être portées à la connaissance de la population Togolaise car il s’agit d’une commande publique faite avec de l’argent du contribuable. Si madame la ministre a cru dire que l’ATC peut participer à l’ouverture des offres, elle n’a pas dit mot sur les autres revendications de l’Association des consommateurs qui visent surtout la transparence. Il serait intéressant que madame la ministre nous dise le volume des produits pétroliers commandé par l’Etat togolais depuis la dernière hausse. Une chose est de dire que l’Etat a subventionné à hauteur de 13 Milliards de nos francs. Une autre est dire combien de bénéfices l’Etat en a tirer et quel montant a-t-on déboursé par an. Ce sera aussi la transparence dont parle souvent le Premier Ministre. Si c’est effectivement pour les Togolais qu’on fait des sacrifices dans l’ordre de 13 milliards en 2014 pourquoi le leur cacher alors qu’auparavant, on leur fait croire le contraire , c’est-à-dire que le gouvernement pratiquerait le vérité des prix à la pompe. Dans un monde globalisé où tout se sait à la minute près, il est temps que les membres du gouvernement joue la carte de la transparence. Le peuple attend que le gouvernement se décide dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail. Un acte contraire à ce désir légitime des hommes et femmes de ce pays s’apparenterait à une haute trahison, car ces hommes et femmes qu’on piétine sans pitié aujourd’hui sont ceux qui triment au jour le jour pour maintenir le pays dans sa forme économique actuelle. Le gouvernement doit baisser le prix des produits pétroliers à la pompe. Ceci n’est pas négociable. Ali SAMBA