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2 mars 2024

POLITIQUE -AFRIQUE-CONSTITUTION : EXIGENCE D’ADAPTATION DES MANDATS PRESIDENTIELS AUX REALITES AFRICAINES

Dans nos réflexions la semaine dernière, nous tablions sur la nécessité d’adapter les constitutions africaines aux réalités africaines. En ce sens qu’aujourd’hui, exercer un pouvoir politique sans être confronté à des problèmes, à des questions relatives aux Constitutions et surtout au mandat présidentiel relèverait du surnaturel.

Une autre gaffe des politiques en Afrique serait de manquer de questionner la sociologie africaine lorsqu’ils abordent des sujets assez sensibles relatifs aux constitutions et à ses pratiques dans nos différents pays.

Une question fondamentale préoccupe aujourd’hui tout citoyen. C’est celle de l’adéquation des constitutions avec la sociologie africaine, étant donné que beaucoup  de difficultés sont citées à ce jour, dans les pays africains surtout francophones, en ce qui concerne l’exercice du pouvoir politique avec les renversements des Gouvernements ou les coups d’Etats.  Des coups d’Etats célébrés dans certains coins par certaines catégories de personne entre euphorie saisonnière et ignorance absolue  des valeurs démocratiques.

Obligation de repenser la durée du mandat présidentiel en Afrique

Il faut préciser d’entrée que la question du nombre de mandat présidentiel n’est pas uniquement contextuel à l’Afrique. Déjà, elle s’était premièrement posée dans l’histoire du monde avec le Président américain d’alors, Lyndon Baines JOHNSON.

36ème Président des Etats-Unis, représentant des Etats-Unis pour le Texas de 1937 à 1949 et sénateur fédéral de 1949 à 1961, Lyndon Baines JOHNSON  a dirigé les USA du 22 novembre 1963 au 20 janvier 1969 soit 5 ans, 1 mois et 29 jours. Avant de passer le témoin à Richard  Nixon.

Ce dernier, Lyndon Baines JOHNSON, affaibli par le travail qu’il n’a cessé d’abattre pour les Etats-Unis d’Amérique, avait souhaité être remplacé.

C’est ainsi que la problématique de la notion du mandat présidentiel avait été examinée aux Etats-Unis. Une réflexion d’actualités qui a fait le tour du monde par sa pertinence. Et c’est ainsi que jusqu’à une récente époque en France particulièrement, le mandat présidentiel était de sept (7) ans.

En ce qui concerne nos pays africains, compte tenu du coût exorbitant des élections présidentielles qui débouchent souvent sur des tueries, des massacres, des déplacements des populations etc, n’est-il pas impérieux que l’on repense le nombre d’années qu’un Président africain doit rester au pouvoir ?

C’est pour cela qu’il est impératif que la paix et la sécurité règnent dans  nos pays africains à travers la prise de conscience de tout le monde que les mandats présidentiels ne doivent plus diviser les frères et sœurs africains qui ont besoin d’être ensemble pour faire développer notre continent.

C’est dans cette optique que dans certaines discussions entre intellectuels africains, certains n’hésitent pas à ce que lesdits mandats présidentiels soient portés à dix (10) ou quinze (15) ans et d’autres vont jusqu’à en proposer vingt (20) ans, car pour eux la paix, la sécurité, la stabilité économique, sociale, culturelle et politique, l’unité, l’union, la concorde et la compréhension mutuelle en dépendent.

Crédo TETTEH

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