COOPÉRATION TOGO – RUSSIE : Deux accords de coopération et un mémorandum d’entente signés à Moscou

Au troisième Sommet Russie-Afrique, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé ne perd pas le temps depuis son arrivée sur le sol russe. Déjà, deux accords de coopération et un mémorandum d’entente entre des institutions togolaises et russes.

Les accords signés en présence du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé

Le premier accord, conclu avec Eurasia, une organisation à but non lucratif, établit un cadre de coopération destiné à promouvoir des partenariats équilibrés et mutuellement bénéfiques dans les domaines de l’action humanitaire, de l’éducation, de la recherche scientifique, de la culture et du développement social.

Le second accord de coopération concerne Rossotroudnitchestvo, l’Agence fédérale russe chargée notamment de la coopération humanitaire internationale et des relations avec les États indépendants.

La délégation togolaise informe que ce partenariat vise à intensifier les échanges dans les domaines culturel, humanitaire, éducatif et scientifique. Les responsables ont souligné l’engagement de l’Agence dans les secteurs social, humanitaire et de l’enseignement supérieur. A ce titre, des étudiants togolais bénéficieront de bourses d’études leur permettant de poursuivre leur formation dans des universités russes. L’Agence entend ainsi contribuer au développement économique et social du Togo

Un mémorandum d’entente a été également signé entre le Médiateur des droits de l’homme de la Fédération de Russie et la Commission nationale des droits de l’homme du Togo (CNDH). Il vise à renforcer la coopération entre les deux institutions dans les domaines de la promotion et de la protection des droits et libertés fondamentaux.

Pour les deux parties, la signature de ces instruments de coopération traduit la volonté de Lomé et de Moscou d’élargir leur partenariat à de nouveaux domaines, de favoriser le partage d’expériences et de créer des opportunités supplémentaires au bénéfice des populations togolaises.

Il est à rappeler qu’un mémorandum d’entente entre le Centre d’archéologie préventive de l’Institut d’histoire et de la culture matérielle de l’Académie des sciences de Russie et la Commission nationale du patrimoine culturel de la République togolaise avait déjà été signé à Lomé, le 1er octobre 2026 à l’occasion de la première réunion de la Commission mixte intergouvernementale Togo-Russie.

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a apprécié la volonté de ces différentes organisations d’accompagner le Togo dans les secteurs économiques et socioculturels. Il a en outre salué le projet de création de Maisons russes au Togo, qui va contribuer à la promotion du dialogue interculturel et au rapprochement entre les peuples togolais et russe. Il a également exprimé sa reconnaissance aux autorités russes pour leur accompagnement dans la formation de l’élite togolaise, à travers l’octroi de bourses d’études et le développement de la coopération universitaire.

Au Gouvernement, on explique que Faure Essozimna Gnassingbé entend inscrire le partenariat entre Lomé et Moscou dans une logique de résultats, de transfert de compétences et de création de valeur locale : transformation locale, implantation d’unités de production, création de coentreprises, intégration des petites et moyennes entreprises africaines et transfert effectif des compétences.

Aussi, pour le Togo, la participation du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, intervient dans une séquence de rapprochement diplomatique avec la Fédération de Russie. Elle s’inscrit également dans une stratégie de diversification des partenaires, avec pour objectif de mobiliser de nouvelles possibilités de financement, de renforcer les capacités nationales et d’élargir les débouchés économiques du pays.

Dans un contexte de tensions internationales, la capacité à maintenir des canaux de dialogue représente également un avantage diplomatique. Un pays qui connecte les espaces économiques, préserve ses corridors commerciaux et entretient des relations avec des partenaires diversifiés peut contribuer à réduire les risques d’isolement.

@LEMEDIUM

 

 

 

 

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