INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : Un projet de loi adopté, des résultant probants pour le Projet d’appui à l’insertion socioéconomique et professionnelle des personnes handicapées (PAIEPH)

Afin de renforcer leur inclusion sociale, le gouvernement a entrepris la révision du cadre juridique existant pour l’harmoniser avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées et tenir compte des recommandations formulées à l’égard du Togo. Au début du mois de septembre 2026, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi relatif à la promotion et à la protection des personnes handicapées.

Le projet de loi renforce ainsi les dispositions relatives à la santé, à l’éducation et à la formation professionnelle, à l’accessibilité et à la mobilité, au travail et à l’emploi, à la protection sociale et à la participation à la vie publique et politique. Il prévoit également des mesures de protection particulières en faveur des femmes et des enfants handicapés. Selon le gouvernement, l’adoption de ce projet de loi permettra de renforcer la protection et la promotion des droits des personnes handicapées, et de consolider l’engagement du Togo en faveur d’une société plus inclusive et équitable.

Il faut dire que plusieurs actions sont entreprises par le gouvernement en faveur de cette couche de la population à l’exemple du Projet d’appui à l’insertion socioéconomique et professionnelle des personnes handicapées (PAIEPH)

À la date d’août 2026, le PAIEPH affiche des résultats qui donnent un contenu concret à la politique togolaise d’inclusion. Lancé il y a plus de deux ans, le projet ne se contente pas de parler d’autonomie, il en fournit des instruments.

De la compétence à l’équipement, de l’accessibilité à l’installation professionnelle, une même logique se dessine, permettre aux personnes handicapées de disposer des moyens nécessaires pour prendre pleinement part à la vie économique et sociale.

Des personnes formées, le pari de la compétence

Le choix de la formation est loin d’être anodin. Pour une personne en situation de handicap, apprendre un métier peut représenter le passage d’une situation de dépendance à une perspective d’autonomie économique. La formation apporte une compétence, mais elle apporte aussi quelque chose de plus difficile à quantifier : la capacité à se projeter dans une activité et à construire ses propres revenus. Le fait de privilégier des métiers porteurs inscrit cette démarche dans une logique d’insertion.

L’objectif n’est pas seulement d’occuper les bénéficiaires pendant une période de formation, mais de leur permettre d’acquérir des savoir-faire susceptibles de trouver une traduction professionnelle. Une formation réussie ne remet pas simplement un certificat entre les mains d’un bénéficiaire, elle lui remet une possibilité d’avenir.

Des technologies d’assistance offertes

303 technologies d’assistance ont été distribuées constituent un autre volet particulièrement significatif. Ces équipements répondent à une réalité fondamentale : les difficultés rencontrées par une personne handicapée ne résultent pas uniquement de sa condition, mais aussi de l’environnement dans lequel elle évolue.

Une technologie adaptée peut faciliter une tâche, améliorer la mobilité, renforcer l’autonomie ou permettre l’accès à certaines activités qui auraient autrement été plus difficiles. L’investissement prend alors une dimension très concrète. Il ne s’agit plus simplement de considérer ce que la personne ne peut pas faire, mais de lui donner les moyens de faire davantage. C’est une autre manière de regarder le handicap : non pas à travers les limitations, mais à travers les capacités que les bons outils permettent de libérer.

515 kits pour passer de l’apprentissage à l’action

Ces kits d’installation professionnelle ont été offerts pour prolonger naturellement les formations. C’est probablement l’un des enseignements les plus importants de l’expérience : former sans donner les moyens de commencer peut laisser le bénéficiaire face à un nouveau mur. À l’inverse, l’accompagnement matériel permet de transformer une compétence acquise en activité potentielle.

Le kit devient ainsi le trait d’union entre la salle de formation et le monde professionnel. Pour celui qui souhaite s’installer à son compte, disposer d’un minimum d’équipement peut faire toute la différence entre un projet qui reste sur le papier et une activité qui commence réellement. L’enjeu dépasse alors la distribution d’un matériel : il touche à la création de revenus, à l’indépendance et à la dignité économique.

L’inclusion ne saurait cependant être complète si les lieux eux-mêmes demeurent difficiles d’accès. La construction de 80 rampes d’accès dans les centres d’examen de fin d’apprentissage répond à cette exigence, toujours dans le cadre du même projet Cette réalisation peut sembler relever de l’infrastructure. Elle touche pourtant directement à l’égalité des chances. Un candidat qui ne peut accéder facilement à un centre d’examen ne dispose pas des mêmes conditions que les autres pour faire valoir les compétences qu’il a acquises. La rampe d’accès devient alors bien davantage qu’un ouvrage en béton. Elle matérialise un principe : l’accessibilité doit accompagner le parcours de la personne, de la formation jusqu’à la validation de ses compétences.

Avec 576 personnes formées, 303 technologies d’assistance distribuées, 515 kits d’installation professionnelle remis et 80 rampes construites, le PAIEPH a déjà posé des bases significatives. Mais ces résultats ne doivent pas être considérés comme un point d’arrivée. Ils constituent plutôt un socle à partir duquel la dynamique peut changer d’échelle.

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