ARRÊT DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : Le gouvernement répond aux élucubrations de l’opposition

Le meeting de Vogan, tant annoncé par des partis de l’opposition, regroupés au sein du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC), s’est finalement tenu ce dimanche 26 Juillet dans ladite localité. Le fait majeur qu’on peut noter est que la foule espérée n’était pas aurendez-vous. Au niveau du message, l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO était la vedette.

Maigre mobilisation

De mémoire de Togolais, l’opposition togolaise en a connu de bien meilleures mobilisations. Il est à relever que depuis quelques années, les appels à des meetings de ces partis ne font plus recettes. « Il faut que les populations soient suffisamment conscientes de la situation pour arriver à un niveau de mobilisation comme celles de 2017 et 2018, 2012 », a lâché Pr David Dosseh, porte-parole de la CNCC. Certaines voix en leur sein se sont élevées pour appeler à un changement de stratégie d’appel et de mobilisation.

Une vue de la maigre mobilisation de Vogan

Qu’à cela ne tienne, le meeting a eu lieu devant un maigre public, composé pour la plupart, de groupes folkloriques payés pour animer la partie. Et comme toujours, les différents intervenants ont bassiné les oreilles des curieux qui étaient présents de vieux messages déjà entendus tant de fois depuis des lustres. « Rien de nouveau sous le soleil », a commenté l’un d’entre eux. Si ce n’est les commentaires sur l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, en lien avec l’adoption de la constitution du Togo du 5 Mai 2024, dont les formations politiques de l’opposition en font leur choux-gras depuis quelques semaines. Vogan n’y a pas échappé.

Pour l’opposition, si on se réfère à l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao, il est clair que le Togo, avec ce changement de constitution, a violé l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. « Nous sommes donc venus confirmer à la population que ceux qui nous gouvernent aujourd’hui sont illégitimes », a déclaré Me Dodji Apévon des FDR.

Du bruit pour rien du tout

Pour le gouvernement togolais, ce tintamarre sur l’arrêt de la Cour de la CEDEAO est une nouvelle illusion savamment entretenue par ces partis de l’opposition pour essayer de rallier quelques Togolais à leur cause. Mais peine perdue. « La République togolaise ne saurait être prise en défaut sur ce point car la réforme constitutionnelle de 2024 a fait l’objet de consultations des forces vives et de débat public aussi ouvert que contradictoire à l’Assemblée nationale », déclare le gouvernement, cité par nos confrères de savoirnews.

D’ailleurs pour les autorités togolaises, il y a eu une tentative de la cour de justice de la CEDEAO à outrepasser ses compétences qui sont limitées au contrôle du respect des droits de l’homme et de contrôle des manquements au droit communautaire. « La Cour n’a donc aucune compétence de contrôle de constitutionnalité du droit interne, ni un titre à juger un pouvoir constituant national. Le seul instrument régional explicitement conçu pour encadrer les révisions constitutionnelles et les calendriers électoraux dans l’espace CEDEAO », fait savoir le gouvernement.

De plus, la Cour de justice de la CEDEAO a constaté que la République togolaise n’a violé aucune disposition du droit communautaire comme le Protocole A/SP1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance, en l’espèce. De manière claire, la Cour a conclu que la République togolaise ne pouvait être tenue responsable d’aucune violation du droit de participer aux affaires publiques. Voilà qui mérite d’être clair. Le débat sur ce sujet doit donc être clos.

Les partis de l’opposition ont annoncé d’autres meetings à venir. Ils devraient alors trouver d’autres arguments à servir à ceux qui veulent bien encore les écouter au risque de replonger dans la léthargie dans laquelle ils étaient avant la publication de l’arrêt de la CEDEAO.

Comme dirait l’autre, les Togolais savent où se trouvent désormais leur intérêt. Le gouvernement ne cesse de répéter que tout n’est pas rose dans le pays. Mais l’herbe n’est pas aussi verte ailleurs comme certains esprits. C’est pourquoi les autorités s’échinent chaque jour pour mettre à échelle les acquis de développement du pays à travers des programmes et des projets touchant tous les secteurs de la vie des hommes, femmes et jeunes Togolais. Chaque citoyen de ce pays gagnerait à accompagner le gouvernement dans cette quête de bonheur pour lui et ses semblables Togolais.

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