Campagne nationale de reboisement : un bilan encourageant après cinq années d’efforts

Cinq ans après le lancement de la Campagne nationale de reboisement, les autorités togolaises dressent un bilan jugé encourageant, marqué par une progression constante du nombre de plants mis en terre et une mobilisation croissante des populations à travers le pays.

Initiée en 2021 dans le cadre de l’ambition gouvernementale de reboiser un milliard de plants d’ici 2030, cette campagne vise à restaurer le couvert forestier national et à lutter contre les effets du changement climatique, de la désertification et de l’érosion des sols.

Selon les chiffres officiels, les résultats enregistrés entre 2021 et 2025 montrent une montée progressive en puissance des opérations de reboisement.

En 2021, année de lancement de la campagne, 3 303 000 plants avaient été mis en terre sur une superficie de 4 500 hectares.

L’année suivante, les performances ont fortement progressé avec 5 207 250 plants reboisés sur 8 255 hectares, soit une hausse de 57,7 % par rapport à 2021.

En 2023, la dynamique s’est poursuivie avec 7 890 316 plants mis en terre sur 10 376 hectares, correspondant à une progression supplémentaire de 51,5 %.

Pour l’année 2024, les autorités ont recensé 9 142 273 plants reboisés sur 11 544 hectares, soit une augmentation de 15,9 % comparativement à l’année précédente.

Mais c’est surtout l’année 2025 qui marque un record depuis le lancement du programme. Au total, 13 376 349 plants ont été mis en terre sur 14 377 hectares, représentant une progression de 46,3 % par rapport à 2024.

En cinq ans, la campagne nationale de reboisement totalise ainsi 38 919 188 plants mis en terre sur une superficie globale de 49 052 hectares.

Des résultats tangibles mais un défi immense

Malgré ces avancées, les autorités rappellent que les résultats atteints représentent encore moins de 4 % de l’objectif fixé pour 2030. Le rythme des plantations devra donc s’accélérer considérablement dans les années à venir afin d’atteindre la cible d’un milliard de plants.

Au-delà des statistiques, plusieurs localités du pays commencent déjà à observer les effets positifs du reboisement.

Dans la préfecture de Bassar, certaines communautés ayant souffert de l’assèchement de leurs sources d’eau ont vu leurs puits se remplir à nouveau après plusieurs années de reboisement des têtes de bassin versant.

Dans la région des Plateaux, les femmes productrices de karié bénéficient également de la protection des karités, dont les noix génèrent des revenus importants à travers les marchés locaux et les exportations vers l’Europe.

Au nord du pays, dans la préfecture de Tone, des brise-vents d’acacias plantés autour des champs contribuent à protéger les cultures contre les vents secs de l’harmattan et à améliorer les rendements du mil et du sorgho.

Sur le littoral, entre Lomé et Aného, la replantation de filaos le long des plages participe aussi à la lutte contre l’érosion côtière qui menace certaines habitations et terres agricoles.

Pour les autorités, ces résultats démontrent que le reboisement ne constitue pas seulement un enjeu environnemental, mais aussi un levier de protection des ressources en eau, de soutien à l’agriculture et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Le gouvernement appelle ainsi chaque citoyen à poursuivre les efforts afin que la campagne nationale de reboisement devienne une véritable dynamique collective au service des générations futures.

@LEMEDIUM

 

Partagez sur :

Découvrir plus

 SOCIÉTÉ : Un immeuble en chantier s’effondre

Beauté africaine : le boom qui appelle à la vigilance

OPINION : Constitution togolaise : Regard doctrinal sur l’analyse d’Elhajj Madi Djabakate

Fête des Mères 2026 : Dr Sandra Ablamba Ahoéfavi Johnson exprime sa profonde gratitude envers toutes les mamans