Joignant l’acte à la parole, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a lancé les rencontres d’échanges et de réflexion sur l’élaboration de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031. C’était le mardi 12 mai dernier à Lomé par la voix de son Secrétaire Générale de la Présidence du Conseil, la Ministre Sandra Ablamba Johnson.
En effet, dans son adresse à la Nation et faisant de l’approche inclusive et participative une priorité, le Président du Conseil avait souligné : « … Dans les prochaines semaines, une phase d’échanges sera engagée, avec les institutions, avec le secteur privé, avec la société civile, avec nos partenaires, pour enrichir la réflexion du gouvernement autour de l’élaboration de cette feuille de route. Pour la partager, pour la parfaire, pour la faire vivre. Car cette stratégie ne peut réussir que si elle vous appartient à tous ». C’est désormais chose faite depuis , Dr Sandra Ablamba Ahoéfavi Johnson a matérialisé le vœu du Président du Conseil.
« C’est pour moi un réel plaisir de prendre la parole, au nom du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, pour souhaiter à tous et à toutes, la chaleureuse et cordiale bienvenue à cette rencontre d’échanges et de réflexion sur l’élaboration de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031 » a déclaré Dr Sandra Ablamba Johnson dans son discours d’ouverture.
Depuis 2020, le Togo a amorcé une nouvelle ère de son histoire, en jetant les bases d’une véritable transformation économique et d’un développement inclusif et durable, avec l’élaboration et la mise en œuvre de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. Cette feuille de route, faut-il le rappeler, a porté les aspirations des Togolais au cours des cinq dernières années avec pour vision de faire du Togo un pays en paix, une nation moderne avec une croissance économique inclusive et durable.

La feuille de route gouvernementale 2020-2025 mise en œuvre dans un contexte inédit
Il convient de rappeler que la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, adoptée en octobre 2020, a été mise en œuvre dans un contexte inédit, marqué par la crise climatique, la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, la crise économique avec le déclenchement du conflit en Ukraine dont les répercussions ont été le renchérissement des prix des produits énergétiques et alimentaires, le débordement de la crise sécuritaire au Sahel désormais aux portes des pays du Golfe de Guinée, et récemment la guerre en Iran avec des répercussions au Proche et au Moyen Orient, qui a entraîné l’augmentation des prix des produits énergétiques. Ces crises ont eu pour conséquences, une raréfaction et un renchérissement des ressources pour le financement du développement.
Et pourtant, le cap maintenu avec un haut niveau d’ambition
Il faut noter que malgré les défis, le gouvernement, sous le leadership du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, a maintenu le cap avec un haut niveau d’ambition. « La mise en œuvre de la Feuille de route, qui est arrivée à son terme le 31 décembre 2025, a permis d’enregistrer des avancées significatives dans plusieurs secteurs clés de notre économie, témoignant ainsi de la résilience du pays face aux chocs d’une ampleur exceptionnelle » a affirmé la Ministre-SG de la Présidence du Conseil.
Sur le plan macroéconomique, le Togo a enregistré une croissance moyenne d’environ 6% sur la période de mise en œuvre de la Feuille de route. Le Produit intérieur brut (PIB) pour sa part s’est établi à 6 453,6 milliards FCFA en 2024 et atteint désormais presque la barre des 7 000 milliards FCFA en 2025 (6 919,1 milliards FCFA), soit un PIB par habitant dépassant la barre de 1 350 dollars, selon les données publiées le 06 mai dernier par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Dans le même temps, l’inflation est restée stable et maîtrisée sous le seuil communautaire de 3% (0,4% en 2025), témoignant d’un cadre macroéconomique résilient et robuste.

Soulignons que ces performances économiques ont été portées par des efforts continus en matière d’amélioration du climat des affaires. « Le Togo s’est particulièrement distingué au cours de ces dernières années dans les évaluations internationales sur le climat des affaires, se hissant au 2ème rang en Afrique dans le classement Women, business and Law, au 3ème rang en Afrique subsaharienne dans le classement Business-Ready de la Banque mondiale. Les réformes structurelles mises en œuvre par le gouvernement ont permis au Togo de s’affirmer comme une terre d’attraction des investissements privés et un hub logistique incontournable en Afrique de l’Ouest » a poursuivi Dr Sandra Ablamba Johnson.
Sur le plan socioéconomique, le Togo est passé de la catégorie des pays à « IDH faible » à celle des pays à « IDH moyen », se classant parmi les top performer en Afrique de l’Ouest, avec un effort soutenu dans l’amélioration de la qualité du capital humain en général et dans les secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation, et les conditions de vie, en particulier.
Dans le domaine de la santé, l’assurance maladie universelle (AMU) permet de couvrir à ce jour plus de 4,4 millions de nos compatriotes. Le taux d’accessibilité géographique aux soins de santé atteint 90,7% grâce à des investissements massifs dans les infrastructures de santé. Plus de 5,5 millions de prestations ont été offertes par le programme WEZOU à plus de 990 000 femmes enceintes. Ces efforts se sont traduits par une réduction remarquable de la mortalité maternelle et infantile.
Dans le domaine de l’énergie, nous avons dépassé l’objectif intermédiaire d’assurer l’accès à l’électricité à 75% de notre population.
Sur le plan de l’inclusion financière, 118,35 milliards FCFA de crédits ont été octroyés à travers 1,9 million de crédits grâce au Fonds national de la finance inclusive (FNFI), dont les bénéficiaires sont principalement des femmes.
Des résultats, fruit d’un engagement collectif
Les résultats obtenus sont le fruit d’un engagement collectif avec les parties prenantes au développement, notamment le secteur privé, les partenaires techniques et financiers et les organisations de la société civile. Je voudrais saisir cette tribune pour saluer la contribution de l’ensemble des parties prenantes qui, à chaque étape de la mise en œuvre de la Feuille de route, ont apporté leur expertise, leurs ressources et leur engagement.
« Nos efforts conjoints ont permis de jeter les bases d’une véritable transformation sociale et économique. Ces efforts doivent être poursuivis avec force et détermination. Si les résultats enregistrés au cours des dernières années témoignent de la pertinence des choix et de l’efficacité du pilotage, ils appellent néanmoins à une exigence plus accrue dans la conception, la planification et le suivi des politiques publiques » a insisté Mme Johnson.

Un nouveau chapitre pour le développement du Togo, ouvert
« Il me plaît de rappeler que le Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE a ouvert un nouveau chapitre pour le développement de notre pays lors de son adresse devant le Parlement réuni en congrès le 02 décembre 2025 en déclinant les trois (03) orientations stratégiques, socles fondateurs de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, à savoir Protéger, Rassembler et Transformer » a déclaré la Ministre Secrétaire Générale de la Présidence du Conseil.
Protéger, c’est préserver la sécurité, la paix et renforcer la résilience nationale face aux crises; Rassembler, c’est affermir le leadership républicain et la cohésion nationale à travers l’inclusion et enfin ; Transformer, rendre l’économie togolaise plus compétitive, plus inclusive, et mieux préparée aux défis du XXIème siècle.
Précisons que des contributions pertinentes enrichiront les réflexions en cours dans le cadre de l’élaboration de la feuille de route gouvernementale 2026-2031 qui doit refléter nos aspirations communes et qui transformeront concrètement la vie des Togolaises et des Togolais.
Crédo TETTEH