La classe politique de l’opposition a du plomb dans l’aile. Elle ne sait plus à quel saint se vouer. Elle n’a plus d’offre politique véritable à faire pour espérer des résultats concrets. Du coup, elle végète dans de vieilles méthodes improductives jusqu’à présent. Bref, l’opposition togolaise se résume à critiquer, manger et dormir. Rien de plus.
Une partie de l’opposition, réunie dans le cadre national de concertation pour le changement (CNCC), a appelé il y a quelques semaines ses militants et sympathisants à un meeting le samedi 9 mai à Lomé.
Au menu de ce meeting, selon l’un des responsable de ce cadre, Me Paul Dodzi Apévon , la contestation de la Cinquième République, des avancées démocratiques insuffisantes, la pauvreté persistante. La liste des dénonciation semble assez longue au sein de ce cadre qui ne dispose pas encore d’un programme clair et structuré. On continue la navigation à vue, on se limite aux dénonciations sans réellement rien proposer.
Pour cette classe de l’opposition, on feint toujours de voir que des efforts réels sont engagés pour moderniser le pays_ et renforcer la stabilité. Oubliant que les réformes en cours exigent du temps et de la constance.
Et si l’opposition mobilisait plutôt autour d’initiatives de sensibilisation face à la menace terroriste dans le grand nord, ? Ou bien doit-elle constamment privilégier des actions susceptibles d’exacerber les tensions internes ?
Crédo TETTEH