A quelques heures de la nouvelle année 2026, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé s’est adressé à la Nation Togolaise. Dans son important message de vœux, Faure E. Gnassingbé a souhaité ses « vœux les plus sincères de santé, de sérénité et d’espérance » aux Togolais au moment où une année s’achève et une autre s’ouvre.
2025, une année d’épreuves et de moments de doute
Dans son humilité qu’on lui connait et qui le caractérise depuis des années, le Président du Conseil a reconnu que l’année 2025 fut une année charnière pour notre pays. « Nous avons connu des épreuves, des moments de doute. Mais nous avons aussi franchi une étape importante de notre vie démocratique » a-t-il affirmé.
Etape importante en ce sens que le Togo est devenu une démocratie parlementaire avec l’adoption d’une nouvelle Constitution consacrant la Ve République. Il faut rappeler que cette réforme marque l’évolution la plus profonde de notre Constitution depuis plus de trente ans.
La Vè République, pas un jeu d’écriture
Parlant de la Vème République, Faure Essozimna Gnassingbe note qu’elle opère un changement concret dans notre vie. « Ce changement n’est pas un jeu d’écriture. Ce n’est pas une affaire réservée aux juristes ou aux responsables politiques. Il concerne directement votre vie de tous les jours et la manière dont les décisions sont prises en votre nom » a-t-il ajouté avant de saluer le travail des élus du peuple.
« Le Parlement et le Sénat ont conduit cette réforme dans la paix, la dignité, et le respect du cadre républicain. Ce choix n’a pas été imposé. Il a été voté, assumé, porté par vos représentants » a déclaré Faure E. Gnassingbé.

Une réforme menée dans un climat institutionnel apaisé
Malgré le fait que certains compatriotes auraient souhaité un débat public plus large, il est important de noter que cette réforme a été menée dans un climat institutionnel apaisé, avec pour seule boussole l’intérêt national.
« C’est une réussite en soi d’avoir conduit ce changement sans rupture. Dans une République, il y a des choses qui doivent rester stables. La continuité de l’État et des institutions est essentielle pour la paix, pour la confiance. C’est pour cela que je suis resté à la tête de l’exécutif, mais ma fonction a changé » a reconnu humblement le Président du Conseil.
La politique de la Nation se décidé d’abord au Parlement
Conscient que le centre de gravité de la vie politique du pays a changé, il y a lieu de relever, selon, Faure Gnassingbé, que désormais, la politique de la Nation se décide d’abord au Parlement. « Le Gouvernement est responsable devant vos élus. Quant au Sénat, il porte la voix des territoires. Les régions et les communes jouent ainsi un rôle plus important » a-t-il précisé pour une meilleure compréhension des missions assignées au Parlement et au Sénat.
« Certains d’entre vous se demandent si cette réforme changera vraiment quelque chose dans leur vie, si elle peut ouvrir une dynamique nouvelle pour notre pays. Je veux vous répondre clairement : la réponse est oui » a renchéri le Président du Conseil qui avise d’un changement de méthode.
« Nous allons changer de méthode, faire vivre autrement notre démocratie, ouvrir un nouveau chapitre, sans casser ce que nous avons construit. Pour cela, j’ai fixé au Gouvernement trois priorités simples : Protéger, Rassembler, Transformer » poursuit Faure Gnassingbé pour qui les trois priorités donnent un sens concret à ce changement de régime, et résument, au fond, l’essentiel notamment la sécurité, l’unité, et l’avenir.
Protéger, la première responsabilité de l’Etat
Définissant son rôle de protection, Faure E. Gnassingbé le partage et l’inculque à son Gouvernement pour l’année 2026.
.« Protéger, c’est bien sûr d’abord garantir la sécurité, celle de nos familles, de nos villages et de notre territoire. Dans une région instable, nos forces de défense et de sécurité agissent avec courage et bravoure : elles protègent nos populations et tiennent nos frontières » a-t-il noté.
Toutefois, il sied de relever qu’on ne protège pas un pays seulement avec des armes. On le protège en donnant à chacun une vie digne, en donnant une place à sa jeunesse, en évitant que la pauvreté, l’exclusion ou la colère ne deviennent des terreaux de la violence.
La sécurité vient aussi du développement. Elle vient de l’emploi. Elle vient de l’accès aux services essentiels. Elle vient d’un pays où personne ne se sent oublié.
Quand un enfant peut aller à l’école en paix, nous renforçons la sécurité. Quand une famille a accès aux soins, nous renforçons la sécurité. Quand un agriculteur peut vivre de son travail, nous renforçons la sécurité. Et quand un village a accès à l’eau, à la route, à l’électricité, nous renforçons également la sécurité.
C’est pourquoi nous poursuivrons notre stratégie globale qui associe sécurité, développement local et cohésion sociale.

Rassembler, pour renforcer l’unité nationale
C’est la deuxième grande priorité que fixe le Président du Conseil à l’ action commune en 2026.
« Rassembler, c’est renforcer notre unité nationale. Et elle ne peut s’épanouir que dans l’équité territoriale. La décentralisation n’est pas un slogan. C’est une manière de gouverner autrement, de reconnaître la diversité de nos territoires, d’aller vers ceux qui sont loin du centre ou de la capitale.
Vos élus locaux seront désormais davantage associés à l’action publique, parce qu’en 2025 nous avons renforcé les moyens d’action des collectivités et amélioré la coordination entre l’Exécutif, l’Assemblée, le Sénat et les territoires » .
Rassembler c’est aussi reconnaître la place de chacun et créer les conditions d’un dialogue durable entre majorité et opposition. La critique constructive et apaisée fait partie du fonctionnement normal de la démocratie. Je veux le dire clairement ce soir : l’opposition est une composante essentielle de la République. Elle a la responsabilité de questionner, d’alerter, et de proposer.
2026, année d’une culture politique nouvelle selon le Président du Conseil
« En 2026, je souhaite qu’une culture politique nouvelle s’impose : une culture politique de respect, où l’on critique les idées, mais jamais les personnes, où l’on s’oppose sans se déchirer, où l’on débat sans se détruire. Franchissons ensemble cette étape supplémentaire vers un climat politique plus apaisé, où les désaccords s’expriment de manière constructive, sans violence ni dégradations ».
Des décisions de grâce et de clémence à l’endroit des détenus
Pour le Président du Conseil, rassembler la Nation, c’est commencer par tendre la main, reconnaître que la paix civile ne se maintient pas seulement par la loi, mais aussi par le geste juste et par la compréhension.
C’est dans cet esprit d’apaisement donc que le Ministre de la Justice devra exécuter dans les prochaines heures les décisions de grâce et de clémence prises lors du dernier conseil des ministres.
« Il ne s’agit ni d’impunité, ni de faiblesse sur des crimes graves. Il s’agit plutôt d’éviter que des erreurs ou des moments d’égarement deviennent des destins brisés. Il s’agit, surtout, de permettre à notre pays de regarder de l’avant » a rappelé Faure E. Gnassingbé.
Transformer ou investir avant tout dans une précieuse richesse
Transformer, c’est la troisième grande priorité du Président du Conseil. Et c’est sans doute la plus exigeante. Depuis plusieurs années, le Togo progresseen matière d’infrastructures, de stabilité économique, d’intégration régionale, de digitalisation.
Ce sont des efforts réels, devant être reconnus avant toute chose tout en . franchissant un cap supplémentaire.
« Transformer le Togo, aujourd’hui, c’est d’abord investir dans notre première richesse. Cette richesse c’est vous, les Togolaises et les Togolais : votre éducation, votre formation professionnelle, votre santé, votre jeunesse » a déclaré le Président du Conseil.
Notons tout de même qu’un pays ne se développe pas uniquement avec des routes, des ports et des usines, on nous le dit souvent. Il se développe avec des femmes et des hommes capables de créer, d’innover, de construire, de rêver grand.

Transformer le Togo, pour Faure Essozimna Gnassingbé, c’est aussi transformer nos territoires, faire en sorte que l’avenir du pays ne se joue pas seulement à Lomé, mais dans chaque préfecture, dans chaque commune, dans chaque village.
« Je veux que cette transformation en cours devienne visible partout. Et je veux qu’elle soit juste. Je veux qu’elle bénéficie à toutes les catégories sociales : aux femmes, qui portent l’économie informelle ; aux jeunes, qui portent l’innovation ; aux agriculteurs, qui nourrissent la Nation ; aux entrepreneurs, qui créent de l’emploi ; aux travailleurs, qui bâtissent le pays ; aux personnes vulnérables, qui ne doivent jamais être oubliées. Pour réussir tout cela, nous avons besoin de regarder au-delà de nos frontières ».
Il revient dans les efforts de transformation de notre pays d’ouvrir des portes, de nouer des partenariats, de défendre nos intérêts dans les enceintes africaines et internationales. Pour un pays comme le nôtre, la diplomatie est une force.
En ce sens , l’avenir du Togo dépend de notre capacité à tous à nous insérer dans les chaînes de valeur africaines, à attirer des investisseurs, à participer aux marchés régionaux de notre continent. Ce travail extérieur n’est jamais détaché de vos réalités. Il sert un seul objectif : améliorer notre quotidien.
2026, une année de paix et d’équilibre
Protéger, rassembler, transformer , voilà le chemin pour l’année qui vient. C’est le socle de notre action commune qui guidera chaque décision, chaque programme, chaque effort de du Gouvernement.
Dans cette optique, le Président du Conseil veut d’une République qui protège mieux ses citoyens, qui les rassemble davantage, et qui surtout transforme plus vite le Togo.
Crédo TETTEH





