Dans son discours sur l’État de la Nation, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé indiquait que l’ambition du gouvernement dans la 5è République doit être celle de construire une République d’équité et de proximité. « Une République moderne n’est pas seulement une République de procédures. C’est d’abord une République d’équité, où chaque citoyen, où qu’il vive, a un égal accès à des droits fondamentaux : l’éducation, la santé, l’eau, l’énergie, la sécurité. C’est aussi une République de proximité, où l’État est présent, attentif, à l’écoute des réalités locales », a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu’une République forte c’est enfin une République qui n’abandonne personne. Il faut que l’équité territoriale aille de pair avec une équité sociale renforcée. Les femmes, les jeunes, les travailleurs informels, les personnes vivant avec un handicap, les familles rurales doivent toutes trouver leur place dans la République. Nos politiques de protection sociale, d’appui à l’entrepreneuriat, de couverture maladie universelle et d’éducation inclusive iront dans ce sens.
Dans cette perspective, une opération nationale de transferts monétaires pour soutenir les ménages vulnérables sera lancée officiellement le jeudi 18 décembre 2025. C’est un programme qui vise à soutenir les ménages vulnérables à travers des transferts monétaires, à renforcer la justice sociale et la cohésion nationale et à améliorer les conditions de vie des populations les plus démunies.

A en croire le gouvernement, plus de 700 000 personnes vulnérables sur l’ensemble du territoire national bénéficieront de ces transferts monétaires. « Le programme cible particulièrement les femmes et les enfants, qui sont les plus touchés par la pauvreté et la vulnérabilité », précise-t-on.
Les autorités estiment que le lancement de ce programme marque une étape importante dans la mise en œuvre des actions sociales du gouvernement togolais pour lutter contre la pauvreté et renforcer la protection sociale au Togo. « L’inclusion ne sera pas un mot, mais une méthode. C’est là le cœur du contrat social que nous voulons rebâtir : un État plus proche, plus juste, plus protecteur. C’est pourquoi je tiens aussi à redire ma conviction qu’il n’y a pas de République forte sans justice », relevait le Président du Conseil.
D’ailleurs, le budget 2026 met l’accent sur la poursuite des actions, entamées depuis déjà quelques années, visant le bien-être des populations, notamment dans son axe 1 en lien avec l’inclusion et capital humain (dépenses sociales) : 669 milliards de francs CFA en 2026 (représentant près de 48% du total des dépenses budgétaires) contre 659 milliards de francs CFA en 2025, soit une progression de 1,5%.

