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24 juillet 2024
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POLITIQUE/RECENSEMENT ELECTORAL : Les Blablabla de l’opposition extra parlementaire

Le débat sur la reprise des opérations de recensement électoral, surtout dans la zone 1, demandée par plusieurs partis de l’opposition semble être est clos. D’ailleurs, ces partis politiques semblent en avoir fait une raison, après leur ultime tentative non productive au CPC.

La dernière sortie ADDI, CPP, MCD, PSR, SANTE DU PEUPLE et UDS TOGO, à travers un communiqué conjoint, en est la preuve.

Tout en se faisant mauvaise fortune bon cœur, ils décochent cependant des flèches (empoisonnées ?) au Gouvernement, qui n’a pas donné suite à leur désidérata. ” La rigidité affichée par le gouvernement sur tous les points inscrits à l’ordre du jour, et le refus systématique de toute solution de compromis émanant de l’Opposition extraparlementaire, nous amènent à nous interroger, à raison, sur la réelle volonté du pouvoir en place, de privilégier la concertation et le dialogue pour des élections crédibles et apaisées au Togo “, lit-on dans le communiqué. Comme toujours, ils en appellent à la vigilance et à la mobilisation des populations togolaises autour des forces démocratiques afin de lutter pour la transparence, l’équité des élections au Togo et faire échec à toute manœuvre tendant à travestir la vérité des urnes.

Quant à l’Alliance nationale pour le changement (ANC), elle dénonce et condamne fermement l’attitude du pouvoir qui entend user de la mauvaise foi habituelle dans la conduite du processus électoral en cours, en violant délibérément la Constitution et le Code électoral. Elle appelle par ailleurs le Gouvernement et la CENI à se départir de leur attitude incompréhensible et s’engager résolument dans la voie du respect de la Constitution et du Code électoral, afin de revenir terminer le recensement des électeurs de la région maritime. Faute de quoi, ils seront tenus responsables des conséquences qui en découleront. Une ritournelle !

Face à la situation, ADDI, CPP, MCD, PSR, SANTE DU PEUPLE et UDS TOGO proposent, à partir du 1er janvier 2028, l’interdiction des enrôlements d’électeurs sur témoignage des Chefs traditionnels et la subordination de toute inscription sur la liste électorale à la présentation d’une carte nationale d’identité. Avant que ceci n’advienne au temps indiqué, ils demandent pendant que ce qu’ils considèrent comme un moratoire de plus de quatre ans, il soit mis en place dans les communes, des audiences foraines pour la délivrance des actes de naissance aux Togolais qui n’en disposent pas ou trouver une autre alternative impliquant les services publics pour faciliter la délivrance des jugements supplétifs ; Eriger chaque chef-lieu de Région en Centre de traitement des demandes de Certificat de nationalité togolaise; Rendre la délivrance de la carte nationale d’identité gratuite pour les scolaires et réduire le coût à un montant forfaitaire de 1000 francs pour tous les autres citoyens;

Après un ultime recensement électoral général en 2028, instaurer dans toutes les communes du Togo, une procédure de révision systématique annuelle des listes électorales sur présentation d’une carte nationale d’identité. ” Nous attendrons avec intérêt la réponse qu’apportera le gouvernement à ces propositions de bon sens susceptibles de rassurer les opinions nationale et internationale sur la réelle volonté politique des autorités togolaises de conduire le pays à des élections dignes de ce nom “, écrivent-ils.

ADDI, CPP, MCD, PSR, SANTE DU PEUPLE et UDS TOGO rappellent avoir saisi l’opportunité de la dernière rencontre du CPC pour déplorer le fait que la recommandation forte de la CNAP, concernant l’organisation d’audiences foraines pour la délivrance de carte nationale d’identité aux Togolais, qui n’en disposent pas, n’ait pas été mise en œuvre avant le début du recensement. ” Cela aurait permis, non seulement, d’accélérer le processus mais aussi, de lever les soupçons d’enrôlement d’étrangers et de mineurs”, disent-ils.

En ce qui concerne le processus recensement électoral, la CENI en est à l’apurement des doublons. Un communiqué de la CENI annonce que le traitement des données du recensement électoral de 2023 se poursuit pour aboutir aux listes électorales définitives.  Dans cette perspective, les listes électorales provisoires seront affichées dans tous les Centres de Recensement et de Vote (CRV), à compter du jeudi 20 juillet 2023. La population dispose alors de 48 heures pour tout recours.

Les électeurs sont invités à se mobiliser pour se rendre dans les CRV qui ont servi au recensement électoral en vue de : constater leur inscription effective sur la liste électorale provisoire; signaler les cas d’électeurs indûment inscrits ou indûment radiés de la liste; entamer la procédure de réclamation dans les CRV, en y demandant l’inscription sur la liste électorale des personnes régulièrement inscrites lors du recensement de 2023, mais omises sur la liste provisoire affichée; signaler tout cas d’électeurs décédés après la clôture du recensement électoral, en vue de leur , en apportant les preuves requises (déclaration de décès, autorisation d’inhumer, témoignage de proches parents, faire-part).

En attendant, tous les regards sont tournés vers le Gouvernement qui doit annoncer les dates des élections régionales et législatives, auxquelles tous les partis politiques de l’opposition, selon leurs dires, prendront part. Le boycott n’est plus à l’ordre du jour, comme ce fut le cas pour les législatives de 2018.

Ali SAMBA

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