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25 juin 2024
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POLITIQUE -AFRIQUE-CONSTITUTION : LA RESOLUTION DE LA PROBLEMATIQUE DES MANDATS PRESIDENTIELS, GAGE DE LA STABILITE ECONOMIQUE, SOCIALE, CULTURELLE ET POLITIQUE

Dans nos deux dernières parutions, nous avons mis en lumière que la prise en compte de la grande question des mandats présidentiels et sa résolution concourent notamment à la sécurité et à la paix publique et, il va donc, sans dire et sans aucune fioriture, que cela contribue aussi à l’enracinement des activités culturelles et économiques.

Aujourd’hui, c’est un secret de polichinelle que d’affirmer que la stabilité politique est un véritable facteur des activités culturelles et économiques, étant donné que les entreprises exerceront leurs activités en toute quiétude et en totale sérénité, qui sont des exigences sine qua non pour l’essor économique et pour le rayonnement de nos cultures, qui peuvent être valorisées sans ambages.

Cela est d’autant plus réel car si nous prenons l’exemple de la Chine, à cause de la sécurité et de la paix dont elle jouit, les activités commerciales s’y déroulent correctement et tous les ressortissants des pays du monde entier s’y rendent en toute liberté et en toute confiance, soit pour y acheter des marchandises, soit pour y rester et y entreprendre. Qui ne souhaiterait pas ce niveau de développement, d’abnégation au travail des citoyens de son pays ? L’exemple de la Chine est saisissant aujourd’hui et très inspirant.

Même les élections y étant rares, ce qui ne veut pas sous-entendre que les institutions ne fonctionnent pas. Il n’y a souvent pas des manifestations au cours desquelles on enregistre des vols, des blessés, des morts, la destruction des biens publics et privés, le déplacement des populations etc.

Régler la problématique des mandats présidentiels

Aussi, est-il nécessaire de relever que, si la problématique des mandats présidentiels est bien réglée, il y aura la possibilité de résoudre les problèmes liés aux coûts exorbitants des élections, qui sont des occasions où nos pays dépensent énormément et s’endettent auprès des puissances étrangères et ainsi, leurs problèmes financiers ne peuvent que s’accroitre avec des répercussions négatives, systématiques et manifestes sur leurs populations.

D’ailleurs, c’est pour régler, pour un tant soit peu, le problème des coûts colossaux des élections que certains pays africains organisent plusieurs élections à la fois, à savoir présidentielle, sénatoriale, législative, régionale, locale etc. Et c’est bien évidement le cas aujourd’hui dans notre pays le Togo où le Gouvernement, conscient justement de ces paramètres, a acté d’organiser les élections législatives et régionales ensemble, le même jour le 13 Avril prochain, pour minimiser les charges.

Le Togo en particulier…

Toutefois, la question reste toujours posée, car tout cela va engendrer des dépenses considérables et il n’est pas superfétatoire de souligner aussi que si, en Afrique en général, et dans notre pays le Togo en particulier, nous arrivions à régler le problème des mandats présidentiels, nos institutions se retrouveront renforcées et enracinées pour le bien-être de nos populations.

En effet, il n’est un secret pour personne que la question de l’adéquation des Constitutions aux réalités africaines une fois réglée, permettra la résolution de la problématique des mandats présidentiels et, partant, contribuera à la stabilité économique, sociale, culturelle et politique, et personne ne pourra nous contredire par quelque argument que ce soit. Et c’est le devoir pour tous les Africains d’y réfléchir et agir hic et nunc, car comme l’a si bien déclaré le Roi GUEZO du Bénin, ” C’est lorsque tout le monde aura apporté son doigt pour boucher le trou de la jarre que l’eau n’y jaillira pas “.

Pour rappel, dans notre parution de la semaine passée, nous tablions sur la nécessité d’adapter les constitutions africaines aux réalités africaines. En ce sens qu’aujourd’hui, exercer un pouvoir politique sans être confronté à des problèmes, à des questions relatives aux Constitutions et surtout au mandat présidentiel relèverait du surnaturel.

Et une autre gaffe des politiques en Afrique serait de manquer de questionner la sociologie africaine lorsqu’ils abordent des sujets assez sensibles relatifs aux constitutions et à ses pratiques dans nos différents pays.

Une question fondamentale préoccupe aujourd’hui tout citoyen. C’est celle de l’adéquation des constitutions avec la sociologie africaine, étant donné que beaucoup de difficultés sont citées à ce jour, dans les pays africains, surtout francophones, en ce qui concerne l’exercice du pouvoir politique avec les renversements des Gouvernements ou les coups d’Etats.  Des coups d’Etats célébrés dans certains coins par certaines catégories de personnes entre euphorie saisonnière et ignorance absolue des valeurs démocratiques.

Crédo TETTEH

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