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26 février 2024

Lutte contre l’érosion côtière : Une urgence absolue pour Faure Gnassingbé

Le Gouvernement est décidé de freiner l’avancée vertigineuse de la mer, avec son lot de conséquences désastreuses pour les populations côtières et les infrastructures. Il poursuit la recherche des financements pour réaliser les travaux d’envergure, afin de lutter contre l’érosion côtière.

En l’espace de quelques jours, il vient de conclure des accords de financement d’environ 107 Milliards de FCFA avec l’AFD et la Banque islamique de développement (IsDB), destinés aux travaux de la partie comprise entre Gbodjomé et Agbodrafo.

Lors de la réunion tenue le 9 septembre 2023 à Djeddah, le Conseil des Directeurs exécutifs de la Banque islamique de développement (IsDB) a décidé d’un décaissement de 128,17 millions d’euros, soit environ 84 milliards de FCFA en faveur du Togo, pour la lutte contre l’érosion côtière. Un jour plus tôt, c’est l’Agence française de développement (AFD) qui a signé avec le Togo, un accord de financement de 23 milliards de francs CFA, pour la poursuite des travaux sur le tronçon de 7 kilomètres, entre Gbodjomé et Agbodrafo.

D’ici Décembre 2023, Invest International, une institution financière néerlandaise va conclure un accord de financement de 25 millions d’euro avec le Togo pour l’achèvement de la protection de la côte sur la portion Zone portuaire- Gbodjomé. Au ministère de l’économie et des finances, on informe que 23 millions d’Euro serviront pour les ouvrages proprement dite, et 2 millions pour la maintenance. Lors d’une visite au Togo d’une délégation de Invest International en début du mois de Septembre, il a été annoncé une lettre notifiant le marché à l’entreprise Boskalis, qui avait déjà effectué les travaux sur la portion Agbodrafo-Aneho avec succès. Le ministère de l’environnement, qui est le Lead dans la mise du projet, a indiqué qu’un comité travaille déjà sur le plan d’action et de réinstallation (PAR) de la population de cette partie menacée de la côte.

Tous ces travaux s’inscrivent dans le cadre de la dernière phase du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’ouest (WACA REsIP-Togo). Cette approche régionale et intégrée a permis de renforcer la résilience des communautés et des zones cibles, le long du littoral, les infrastructures de protection de la côte et de lutter contre la pollution et les inondations.

Ce programme contribue à la résilience des écosystèmes côtiers togolais et des communautés qui en dépendent par la mise en place d’une gestion intégrée et durable de la côte. Il prévoit des investissements physiques et sociaux, à travers le financement d’infrastructures de protection côtière et de lutte contre les inondations, la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature, l’appui aux structures de concertation locale et le financement d’activités génératrices de revenus au profit des communautés. Le programme prévoit également le renforcement du cadre politique et institutionnel autour de la gestion des zones côtières au Togo, en particulier par des appuis aux ministères sectoriels, la mise en place d’un système d’alerte précoce et le soutien à l’observatoire national côtier.

Au Gouvernement, on affirme que tous ces efforts traduisent la volonté manifeste du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, qui fait de la lutte contre l’érosion côtière, une urgence absolue en vue de préserver les ressources aquatiques, les activités socio-économiques et le cadre de vie des riverains. Sur la côte togolaise, on y trouve des exploitants agricoles, qui sont installés sur la côte, et qui essayent d’exploiter les zones où encore l’agriculture est possible. La côte héberge beaucoup d’activités économiques.

” Pour Faure Gnassingbé, toute la côte togolaise revêt une importance capitale “, fait-on savoir au Gouvernement.  Dans cette dynamique, des dispositions officielles ont été également prises afin que des mesures sociales soient liées à la mise en œuvre de ces différents projets. Toutes ces actions démontrent l’efficacité de la politique de développement de l’économie maritime du chef de l’Etat et son engagement à renforcer la résilience des communautés côtières. C’est ainsi que plusieurs autres initiatives d’envergure ont été réalisées sur fonds propres par le Togo. Ces actions sont encadrées par des textes réglementaires spécifiques. Plusieurs textes ont été pris en lien avec la lutte contre la pollution des océans et leur surexploitation.

Il faut rappeler que les travaux lancés en novembre 2022 sur la partie allant d’Agbodrafo à Aného sont terminés depuis quelques mois. 14 épis (ouvrages en enrochement), une brise-lame, une digue de sable ont été construits ou réhabilités.

Koudjoukabalo 

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