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20 avril 2024

In memoriam /05Février 2005 : Il était une fois, EYADEMA

Les écritures saintes apprennent aux êtres humains que toute âme goûtera à la mort. Cette vérité a été rappelée par le vice-président de l’Union musulmane du Togo, l’Imam Koumou Sanni à l’occasion de la célébration du rappel à Dieu de Gnassingbé Eyadema, le père de la nation togolaise. C’était le 5 Février 2005.

18 ans plus tard, les Togolais se sont souvenus de ce Grand homme qui a marqué, d’une empreinte indélébile, l’histoire du pays, qu’il a eu à diriger avec maestria. Les témoignages des uns et des autres attestent de la place particulière que Gnassingbé Eyadéma occupe dans le cœur de ses compatriotes. ” La vie était belle au temps de Eyadéma “, affirme un agriculteur ayant participé à l’un des offices religieux chrétiens, en la mémoire de l’illustre disparu. On peut le comprendre, car l’une des priorités du Président Eyadéma c’est l’autosuffisance alimentaire. Sous sa coupole, l’agriculture était portée au pinacle de sa politique. ” On mangeait à notre faim. La nourriture abondait et les produits agricoles n’étaient pas chers “, affirme Kodjo, un instituteur à la retraite.

Un autre dada de ”Gnass”, surnom affectueux que lui affublait les étudiants de l’Université de Bénin, aujourd’hui université de Lomé, c’est la paix! La paix au Togo, en Afrique et dans le monde. Dans les années 1990 où le Togo connu des soubresauts politiques, en lien avec le processus de démocratisation, mettant en mal l’unité et la concorde nationale, il n’a cessé de rappeler aux Togolais leur appartenance à la même nation et la nécessité de préserver l’union, la paix et la solidarité entre eux. ” C’est dans le dialogue que l’on trouve toutes les solutions (…) Nous sommes tous les mêmes. Nous défendons la même cause. La cause du Togo “, indiquait-il, alors que les politiciens de tout bord s’apprêtaient à en découdre à la conférence nationale souveraine.

Gnassingbé Eyadéma n’hésitait pas à exporter le même leitmotiv dans la sous-région ouest-africaine et ailleurs sur le continent africain. Libéria, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, Gnassingbé Eyadéma a aidé à la résolution des crises et des guerres civiles, qui ont ravagé ces pays. Homme de dialogue et de paix, il traversa en pirogue l’Oubangui-Chari pour négocier le cessez-le-feu entre les frères ennemis du Tchad, Goukouni Oueddei et Hissen Habré. Il était également dans la médiation entre le Cameroun et le Nigéria dans le conflit concernant la presqu’île de Bakassi. On le retrouvera également dans les pourparlers, dans les conflits en Sierra Léone et en Centrafrique. Il était aussi présent dans la résolution de la guerre au Zaïre, la guerre du Shaba. Oluségun Obasanjo, l’ancien Président du Nigéria, présent lors des cérémonies de commémoration de ce 18è anniversaire peut en témoigner, lui qui a côtoyé et pratiquer l’homme pendant plusieurs décennies.

Ces faits et gestes ont été rappelés ces derniers jours lors des célébrations religieuses dans tout le pays. ” Il est de bon ton, en tant que croyants, de rendre hommage à cet illustre homme, rendre hommage à son action, rendre hommage à tout ce qu’il a eu à faire pour la paix, pour la stabilité, et pour ce bonheur dans lequel nous vivons “, a dit le Secrétaire général du Gouvernement Malick Natchaba.

En l’occasion, Faure Gnassingbé a assisté à une veillée de prières et de chants à Pya, village natal de l’illustre disparu, et aux célébrations religieuses, le jour d’incidence, au palais des congrès de la ville de Kara. Des messes et cultes ont également été célébrés dans les chefs-lieux de régions.

Ali SAMBA

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