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29 février 2024

HAUSSE DU SMIG : Bilan et discussion après les 1ers mois de mise en œuvre

Au nom de la volonté de dynamiser la création d’emplois en s’appuyant sur les forces de l’économie, le Togo tâche de se doter des moyens pour relever le défi d’une nation moderne, avec une croissance économique inclusive et durable. Quoi de plus réconfortant que l’augmentation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Il est passé de 35 000 francs CFA à 52 500 francs CFA. Une hausse de 50%.

Le Gouvernement estime que l’annonce de l’augmentation du SMIG est un soulagement pour la population active et une nouvelle preuve de l’engagement du pays à réduire le fossé qui le sépare du développement socioéconomique durable. ” L’évolution significative du SMIG confère aux couches sociales, à revenus faibles, un pouvoir d’achat plus conséquent, susceptible de stimuler la consommation des ménages “, estime-t-on.

En tournée nationale, le ministre du travail, de la fonction publique et des réformes administratives rencontre les partenaires sociaux de l’intérieur du pays et les opérateurs économiques, pour évaluer les premiers mois de l’application de la hausse du SMIG, intervenue le 1er Janvier 2023   Le moins que l’on puisse dire, c’est que beaucoup d’entreprises tirent déjà la langue et se posent des questions. ” Il est clair, les petites et moyennes entreprises ont des difficultés. Déjà certaines n’arrivaient pas à assurer les 35000 francs.  Et aujourd’hui, on est à 52 000. Que faut-il faire ?  S’ils ont trois employés, est-ce qu’il faut abandonner deux (2) pour pouvoir payer ? “, s’interroge Laurent Tamégnon, le Président du Patronat.

Pour le ministre Gilbert Bawara, le SMIG est une disposition obligatoire qui s’impose à l’ensemble des employeurs. En même temps, il faut être soucieux et attentif par rapport aux autres enjeux et intérêts poursuivis en commun, aussi bien le Gouvernement, les organisations professionnelles des travailleurs que les syndicats. ” Ces enjeux et objectifs, c’est de préserver le tissu économique, d’œuvrer au développement de l’activité économique, attirer davantage d’investissement avec pour finalité, la création d’emploi et, naturellement, le bien-être des populations “, explique-t-il relevant que la mise en œuvre du SMIG ne doit pas générer des effets pervers ou indésirables. ” Nous ne souhaitons pas voir des unités économiques fermées ou des activités cessées. Nous ne souhaitons pas qu’il y ait ici et là, des difficultés à embaucher ou à maintenir des travailleurs, en raison de la situation que des entreprises peuvent éprouver, par suite de la revalorisation du SMIG “, a martelé Gilber Bawara.

Emmanuel Agbenou, le Secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), précise que cette hausse de SMIG concerne pour le moment, les salaires en bas de 52 000 FCFA. ” Pour le moment, il a été dit qu’après cette rencontre, les employeurs et les organisations des travailleurs vont se retrouver pour entamer la révision de la convention collective interprofessionnelle et ensuite entamer la révision de la grille salariale qui est annexée à cette convention “, a dit le syndicaliste.

Une économie forte, des aides aux citoyens vulnérables sont les raisons d’être des initiatives gouvernementales du genre.  Elle vient s’ajouter à d’autres, comme les mesures d’allègement fiscal, le programme Novissi pour 819 972 bénéficiaires, grâce à 13 milliards de francs distribués en période de covid-19, les plans de soutien agricole ; la gratuité de l’eau potable et de l’électricité pour les tranches de consommations les plus basses ; le FNFI ; les projets pour les jeunes comme EJV, Faiej, Paeij-SP, ANVT, Pradeb, etc.

Aussi, les mesures en faveur de la limitation de l’inflation sont plurielles : revalorisation additionnelle de 5% de la pension de retraite pour tous les retraités ; paiement d’une indemnité mensuelle de transport de 10 000 francs CFA à titre exceptionnel pour chaque fonctionnaire ; augmentation de la subvention pour la porter à 7,5 milliards de francs, en vue de stabiliser les prix tout au long de la campagne 2021-2022 au profit des agriculteurs.

Pour 2023, le gouvernement poursuivra les actions d’inclusion sociale et d’amélioration du climat des affaires, à travers notamment l’exonération de la TVA sur les cantines scolaires, qui sera élargie à celles des universités et entreprises. Le taux de la patente est baissé dans le but d’accompagner les revendeuses de pagne. Le secteur des BTP connaît également des exonérations de droits et taxes de douane sur les matériels et engins. La liste n’est pas exhaustive.

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