Date du jour : 

17 août 2022

ÉDUCATION : Les langues nationales au cœur des performances éducatives

 

Après le processus d’évaluation des acquis scolaires dans les écoles bilingues ELAN en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Togo, Lomé a abrité du 19 au 20 juillet 2022, un atelier dédié au bilan.

Mme Mona LAROUSSI, Directrice de l’IFEF, qui a indiqué que la langue nationale est là pour qu’on apprenne mieux et qu’on communique mieux, les évaluations des acquis scolaires faites au cours de la dernière décennie ont interpellé et poussé son Institut à chercher des innovations dans les pratiques de classe, afin d’améliorer la qualité des enseignements, apprentissages et les performances des apprenants.

Durant deux jours de travaux, les participants ont eu droit aux présentations détaillées des rapports des évaluations des acquis scolaires, réalisées dans les écoles bilingues en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Togo. Les contenus des rapports et les partages d’expérimentations dans les trois pays ont permis, à l’ensemble des acteurs présents à cet atelier international, de faire des recommandations et de proposer des pistes de réflexion pour améliorer la mise en œuvre de l’initiative dans les pays.

Satisfaite de l’implication des autorités de l’éducation au Togo, Mme Mona a loué l’avancée du projet ELAN au Togo et précisé que l’évaluation au Togo révèle une nette amélioration des apprentissages dans les écoles pilotes de l’ELAN.

Le Ministre Délégué, Kokou HODIN a, au cours de son discours d’ouverture, reconnu l’importance et la nécessité de l’enseignement bi-plurilingue dans l’éducation africaine, après les résultats des rapports d’expérimentations issus des programmes PASEC. « Nous sommes persuadés que l’utilisation de nos langues nationales, comme langues premières d’enseignement et dans l’aménagement aux côtés du français comme langue seconde, est une alternative crédible pour faciliter l’apprentissage et améliorer les performances des élèves », a-t-il lancé.

L’Initiative ” École et langues nationales ” en Afrique (ELAN-Afrique) est donc une offre de la Francophonie, en réponse au défi de l’amélioration de la qualité de l’éducation en Afrique subsaharienne. L’initiative a accueilli en 2016 quatre nouveaux pays dont la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo, lors du lancement de sa deuxième phase. Une évaluation des acquis des élèves a été inscrite dans le cadre général de la phase 2 et a débuté au 2ème semestre de l’année 2021 et s’achève donc par cet atelier de restitution des résultats, qui s’est déroulé ces 19 et 20 Juillet 2022.

Les deux jours d’échanges et de concertations auront permis au monde éducatif de lever définitivement le doute sur l’importance de l’utilisation des langues nationales dans les apprentissages, pour un meilleur développement endogène de nos pays. Mr YDO, directeur de BIE a affirmé, à l’occasion de la cérémonie de clôture, qu’aucun pays du monde ne s’est développé par l’utilisation de la langue d’autrui. Rappelons que le Togo a choisi deux de ses langues nationales, à savoir l’Ewé et le Kabyè, tandis que la Côte d’Ivoire et la Guinée ont choisi comme langue d’apprentissage respectivement le Dioula et le Sosso.

 

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