DÉGUERPISSEMENT LE LONG DU LITTORAL : Un comité technique interministériel pour élaborer un plan d’action opérationnel

Les occupants (bars, restaurants et autres) du littoral dans la commune Golfe 1 peuvent respirer un tant soit peu. La décision de la mairie de les expulser à la date du 28 Février a été reportée in extrémis. Une réunion tenue le jeudi 26 février au ministère de l’administration territoriale en présence des ministres de l’administration territoriale, de l’environnement, de la sécurité, de l’économie numérique, du ministre SGG, de Mme le Gouverneur du DAGL et du DG de l’ANASAP et autres personnalités a induit la demande d’une harmonisation des actions de libération du littoral dans les communes du Golfe 1, 4 et 6 ainsi que des Lacs 1 et 3.

Le maire du Golfe 1 a donc suspendu l’opération de déguerpissement prévue. Le ministre chargé de l’environnement a d’ailleurs rappelé que la gestion de la problématique de l’occupation anarchique du littoral relève exclusivement de l’État.

Mais une chose est sure, le déguerpissement est dans les tuyaux, d’autant qu’un comité technique interministériel a été mis en place pour élaborer un plan d’action opérationnel. Celui-ci prévoit une phase de sensibilisation des occupants avant toute opération de déguerpissement. « Par cette démarche, le gouvernement réaffirme sa volonté de restaurer l’ordre, garantir la salubrité et assurer la protection durable du littoral », fait-on savoir. La législation en vigueur rappelle que toute occupation du domaine public, maritime comme terrestre, doit être régulièrement autorisée.

Est-ce la dernière chance pour les occupants du littoral du Golfe 1 et des autres communes ? De toute façon, de ce qui se profile à l’horizon, ils doivent d’ores et déjà prendre leur disposition et attendre son du tocsin des autorités.

On rappelle tout de même qu’en ce qui concerne la commune Golfe 1, c’est depuis Novembre 2023 que les propriétaires de bars et restaurants ont été officiellement sommés de libérer l’espace occupé sur la plage du Golfe 1 au plus tard le 31 janvier 2024. « À l’expiration du délai fixé au 31 janvier 2024, les occupations n’ont pas été libérées », confie-t-on à la, mairie du Golfe 1.

À la suite de la mise en demeure, les occupants de la plage ont saisi la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) afin de solliciter un délai supplémentaire pour libérer les lieux. Dans un esprit d’apaisement et de dialogue social, la Mairie a privilégié la concertation. Ainsi, après échanges, un délai supplémentaire d’un (01) an a été accordé aux occupants afin de leur permettre d’organiser leur départ dans de bonnes conditions. « Un moratoire jusqu’à fin décembre 2024, avec un déguerpissement fin janvier 2025. En mars 2025 ils ont de nouveau saisi la CNDH qui a plaidé pour un dernier moratoire fin décembre 2025 », fait savoir la mairie du Golfe 1 qui précise que depuis 2024 la mairie du Golfe1 ne perçoit plus de taxes municipales chez eux, du fait de l’ultimatum de déguerpissement des lieux qu’elle leur a adressé.

Face au maintien de la situation, une nouvelle correspondance officielle a été adressée à l’ensemble des occupants par lettre N°152/2025/RM/PG/CG1-SG en date du 16 décembre 2025. Cette correspondance rappelait explicitement les précédentes mises en demeure et fixait un nouveau délai butoir au 28 février 2026 pour la libération des lieux. Le courrier précisait clairement qu’au-delà de cette date, la Mairie procéderait à une expulsion par toutes voies réglementaires en vigueur.

Dans un esprit d’apaisement et de dialogue, et malgré les mises en demeure successives, la Mairie a adressé une invitation aux occupants pour une rencontre d’échanges tenue le 19 février 2026 au Centre communautaire d’Adakpamé. Au terme de cette rencontre il a été rappelé aux occupants que la libération de la plage devait intervenir au plus tard le 28 février 2026. Il leur a été également rappelé que la première mise en demeure remontait à novembre 2023, ce qui signifie qu’ils avaient disposé de plus deux ans pour anticiper leur départ.

Comme on peut le voir, cette affaire dure depuis plus d’un an. On peut dire que les autorités locales de la commune Golfe 1 ont usé de patience et de compréhension. Maintenant que le sujet est attribué à un comité interministériel, sera-t-il à l’avantage des occupants du littoral ? Les ministres seront -ils plus cléments que les maires ? Prendront-ils en compte les gémissements des propriétaires de bars et restaurants installés le long du littoral et les plaintes des jeunes Togolais qui y sont employés ? En attendant une réponse adéquate des autorités, les activités peuvent se poursuivre en bordure de mer au grand soulagement de ceux qui ont fait des investissements et grand bonheur de la population de la capitale et de ses environs qui se rendent en ces lieux, surtout les weekends pour se détendre.

@LEMEDIUM

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