À travers une organisation renforcée, une mobilisation accrue du personnel de santé et un accompagnement soutenu de l’État, la plupart des districts sanitaires du Togo enregistre des avancées significatives dans l’amélioration de l’accès aux soins et de la qualité des services offerts aux populations. Elles sont aussi portées par un renforcement progressif de ses ressources humaines visant à étoffer les effectifs dans les formations sanitaires publiques, dans un contexte où les besoins en personnel qualifié restent élevés.
Doufelgou, un exemple de réussite
Le district sanitaire de Doufelgou par exemple, situé dans la région de la Kara, s’affirme par une progression constante de ses indicateurs et par la régularité de ses performances lors des revues annuelles. 98 % des objectifs sanitaires atteints à Doufelgou les autorités estiment que les progrès doivent leur survenance à la volonté nationale de consolider le système de santé et de rapprocher les prestations sanitaires des communautés, notamment dans les zones rurales. Le district sanitaire de Doufelgou apparaît ainsi comme un exemple de résilience et d’engagement collectif en faveur du bien-être des habitants.
Ces dernières années, plusieurs indicateurs clés ont connu une évolution positive. Les efforts consentis dans le domaine de la santé maternelle et infantile, par exemple, contribuent à améliorer la fréquentation des structures de soins et à renforcer la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés.

En 2025, 67 % des femmes enceintes dans la zone ont effectué au moins 4 consultations prénatales (CPN), contre 50 % l’année précédente. Le taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié est passé de 75 % en 2024 à 79 % en 2025. Par ailleurs, 77 % des femmes ont bénéficié d’au moins 3 doses de traitement préventif intermittent, contre 63 % en 2024.
Dans ce même district, en termes de disponibilité des médicaments, le pourcentage des formations sanitaires n’ayant connu aucune rupture de stock est monté à 61 %. En 2024, ce taux était de 50 %. Il s’agit donc d’une hausse de 11 %. Pour contrer la tuberculose, infection contagieuse due au bacille de Koch touchant principalement les poumons, plusieurs actions sont entreprises. Le taux de succès thérapeutique s’est ainsi établi à 100 % en 2025, contre 82 % en 2024.
Pour ce qui est de la malnutrition aiguë sévère, le taux des enfants qui en souffrent et qui sont pris en charge était monté jusqu’à 91 % en 2024. Les résultats présentés témoignent d’une progression continue des performances et d’une appropriation croissante des objectifs par les acteurs locaux du système de santé. Le district sanitaire de Doufelgou a réalisé 115 activités sur les 117 programmées en 2025, soit un taux d’exécution de 98,3 %. Derrière ces résultats se trouve l’engagement quotidien des professionnels de santé.
La dynamique observée offre des raisons d’espérer. Elle démontre que, grâce à une organisation rigoureuse et à une mobilisation collective, il est possible d’améliorer durablement les performances du système de santé au niveau local.
Le nombre d’agents de santé en constante évolution
En 2023, le pays comptait environ 13 000 agents de santé dans le secteur public. Un chiffre qui a depuis évolué, au regard des nouveaux recrutements intervenus ces trois dernières années. Entre concours organisés et résultats récemment publiés, plusieurs vagues d’intégration sont venues étoffer les effectifs, une évolution qui augure d’une amélioration progressive de l’offre de soins au bénéfice des populations.
Dernier épisode en date de cette dynamique, la publication, le 11 mars dernier 2026, des résultats du concours de recrutement direct régional de personnel médical, paramédical, administratif et d’appui organisé pour le compte du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique qui visait à pourvoir un total de 2 235 postes au sein du système sanitaire public. Dans le détail, 202 postes étaient destinés au personnel médical, 1 420 au personnel paramédical, tandis que 613 postes concernaient le personnel administratif et d’appui. À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer les équipes dans les structures de santé et soutenir le fonctionnement des services médicaux à travers le pays.
Déjà en septembre 2024, le ministère de la Réforme du service public, du Travail et du Dialogue social avait procédé à la publication des résultats de plusieurs concours de recrutement dans le secteur de la santé. Au total, 1 964 candidats avaient été retenus à l’issue de ces procédures de sélection. Parmi eux, 1 709 agents ont été recrutés pour renforcer les effectifs du ministère de la Santé, dans des domaines aussi variés que la médecine, les soins infirmiers, les services administratifs ou encore les fonctions d’appui. Parallèlement, 255 agents paramédicaux ont été affectés aux unités de soins.
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