TOGO- ENLEVEMENTS  ET DISPARITIONS : LE GOUVERNEMENT JOUE DANS LA TRANSPARENCE ET LA DOCUMENTATION SUR L’ÉVOLUTION DE LA SITUATION

Quatre ministres du gouvernement étaient hier vendredi face à la presse  à Lomé.  Dans un exercice d’information de l’opinion à travers les médias, les ministres Kouigan, Madjoulba, Adjourouvi et Awaté ont rendu compte du travail de la commission spéciale d’enquête, chargée d’examiner les informations récurrentes faisant état de cas d’enlèvements et de disparitions inquiétantes dans notre pays, relayées sur les réseaux sociaux.

En effet, le 13 février dernier, le gouvernement a mis en place cette commission  spéciale d’enquête et un mois après, il a été  jugé utile de faire un point d’étape, transparent et documenté, sur l’évolution de la situation. Selon le ministre de la sécurité et de la protection civile, les investigations ont porté sur l’ensemble des signalements recensés dans l’espace public sur la période allant du 1er décembre 2025 au 28 février 2026.

Les premiers résultats obtenus

Au terme des travaux de la commission, on note selon la commission spéciale d’enquête 102 cas de disparitions jugées inquiétantes dont 01 cas d’enlèvement présumé.

À ce jour précisément, 86 personnes ont été retrouvées, soit 84,31 % des cas signalés ; 16 personnes font encore l’objet de recherches actives et d’investigations.

Précisons que parmi les personnes retrouvées figurent notamment 63 mineurs, dont 25 garçons et 38 filles ; 23 majeurs, dont 13 hommes et 10 femmes.

Ce qui reste à faire…

De l’avis du ministre-Colonel Calixte Madjoulba, les cas restant à élucider concernent 14 personnes majeures (8 hommes et 6 femmes) ; 2 mineurs (un garçon et une fille).

Il faut cependant ajouter que l’analyse géographique des signalements montre que 88 cas ont été enregistrés dans le District autonome du Grand Lomé. Ce qui témoigne d’une forte concentration des signalements dans la zone urbaine la plus peuplée du pays.

Pas question d’actes criminels organisés

Il ressort des  investigations menées par cette commission spéciale d’enquête  que, dans leur grande majorité, les situations ne relèvent pas d’actes criminels organisés.

Les principales causes identifiées sont plutôt des fugues liées à des tensions familiales ; des départs volontaires ; une insuffisance d’encadrement parental ; des situations de vulnérabilité sociale ou personnelle.

À ce stade des investigations, aucun élément ne permet d’établir l’existence d’un réseau d’enlèvements de personnes sur le territoire national, comme relayé abusivement par certaines sources à travers les réseaux sociaux sans recoupements véritables. Ce qui naturellement exposerait à des poursuites les auteurs au regard du Code pénal et même du Code de la presse, selon le Garde des Sceaux et ministre de la justice, Pacôme Adjourouvi.

Pour rappel, les services de sécurité ont renforcé les patrouilles, la surveillance dans certaines zones sensibles et la coordination avec les autorités locales, afin de prévenir toute situation de risque et de garantir la protection des populations.

Ainsi donc, le gouvernement invite la population à privilégier la saisine des services de Police et de Gendarmerie ou à appeler gratuitement le numéro vert 1014, disponible 24/7.

Crédo TETTEH

 

 

 

 

 

 

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