ACTIONS SOCIALES : 1,8 milliard de Fcfa au profit des plus vulnérables en 2025

Dans le budget 2026, les dépenses consacrées à la santé, l’éducation, et la protection sociale représentent près de 48 % du budget total. Au ministère des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance, il est prévu, que le gouvernement porte sur la prévention de toutes formes de vulnérabilité des enfants ; la prise en charge des enfants vulnérables ; le renforcement des capacités nationales sur les questions d’équité et d’égalité de genre ; le renforcement des capacités entrepreneuriales inclusives des femmes et le renforcement du dispositif national de lutte contre les violences basées sur le genre.

En 2025, ce sont 204 720 personnes vulnérables qui ont été bénéficiaires des actions du gouvernement dont près de 60 % de femmes, pour un investissement global estimé à 1,8 milliard de Fcfa. La région du Grand Lomé a concentré le plus grand nombre de bénéficiaires (65 642), suivie des Plateaux (33 533), Kara (32 517), Centrale (28 310), Savanes (24 779) et Maritime (19 937).

Au niveau de la lutte contre les vulnérabilités, 150 916 personnes (dont 83 677 femmes) ont bénéficié d’une prise en charge, de formations ou d’une insertion socioprofessionnelle. Le volet protection de l’enfant a pris en compte 12 700 enfants, dont plus de 6 000 filles en matière de prévention des violences, la lutte contre la traite, et le développement du leadership adolescent. Quant aux activités liées au genre et la promotion de la femme, ce sont 33 297 personnes, incluant 7 290 hommes qui ont été touchées par des programmes d’éducation, d’autonomisation économique et de lutte contre les violences basées sur le genre. « Le volet alphabétisation et éducation non formelle a permis de former 7 807 personnes, en majorité des femmes », renseigne-t-on.

On peut relever spécialement la campagne nationale de vulgarisation du Code des personnes et de la famille (CPF) révisé, un instrument juridique essentiel qui régit la vie des communautés et protège les plus vulnérables. Il s’agit de porter à la connaissance des populations, les dispositions du Code des personnes et de la famille, leur donner les moyens d’assurer la justice, la paix et l’harmonie au sein des foyers.

Cette année, les actions du ministère vont s’atteler aussi à l’appui à l’insertion socioprofessionnelle des personnes handicapées ; à l’assistance aux indigents, aux déplacés internes, et aux personnes victimes de catastrophes naturelles et /ou anthropiques et à l’appui à l’intégration socioéconomique des réfugiés, sans oublier la prise en charge des enfants victimes de violences, d’abus, d’exploitation sexuels et de traite; le renforcement de la prise en charge intégrée des victimes de violences basées sur le genre dans les « One Stop Center»; le renforcement de l’autonomisation des femmes rurales; la poursuite de l’alphabétisation des jeunes et adultes (15 ans et plus) et la prise en charge des enfants de 9-14 ans hors du système éducatif. Car, malgré les progrès enregistrés en matière de lutte contre les VBG, ces violences demeurent parmi les violations des droits humains les plus répandues et les moins déclarées, en raison du silence social, de la stigmatisation et des normes culturelles.

« La mise en Å“uvre de ces priorités sera soutenue d’une part, par la poursuite de la formation professionnelle à l’école nationale de formation sociale (ENFS) ; l’appui aux personnes handicapées et aux personnes âgées en situation de vulnérabilité ; l’assistance sociale et solidarité aux indigents, aux déplacés internes et aux victimes de catastrophes naturelles et ou anthropiques et l’assistance aux réfugiés », fait-on savoir.

Le développement des programmes d’alphabétisation des jeunes et adultes ; le développement des programmes d’éducation non formelle en faveur des enfants déscolarisés précoces et non scolarisés et la mise en Å“uvre des projets d’appui à l’insertion socioprofessionnelle des personnes handicapées au Togo (PAISPHT) et d’autonomisation des femmes rurales au Togo (PAFeRT) sont aussi inscrits au programme.

Le Projet d’Autonomisation des Femmes Rurales au Togo (PAFeRT) initié par le Gouvernement à travers le Ministère des Solidarités du Genre de la Famille et de la Protection de l’Enfance, s’impose comme une réponse stratégique du gouvernement togolais face aux défis de la pauvreté et du développement en milieu rural. Son objectif principal est de contribuer à la sécurité alimentaire, à la croissance économique et à l’épanouissement des femmes rurales, en leur donnant les moyens techniques, matériels et psychologiques pour renforcer leur autonomie économique. La première phase (2024-2026) couvre les régions des Savanes, de la Kara et des Plateaux Ouest, soit 21 préfectures, avec deux coopératives bénéficiaires par préfecture. La deuxième phase étendra progressivement l’initiative à la région Centrale, aux Plateaux Est et à la région Maritime.

@LEMEDIUM

Partagez sur :

Découvrir plus

FEDERATION DES ONG DU TOGO : Pascal Agbové à la présidence du Conseil d’administration

ATTENTAT DE SARAKAWA – 52 ANS APRÈS : Le Président du Conseil s’incline solennellement devant les âmes des illustres disparus lors du drame du 24 janvier 1974

Opération Koundjoaré : Faure Gnassingbé a présidé ce samedi la cérémonie d’hommage aux soldats tombés au champ d’honneur

Diplomatie – Pour une paix durable dans les Grands Lacs : Washington reconnaissant à Faure Gnassingbé