Un fait. Un événement. Faure Gnassingbé, le Président du Conseil de la République togolaise était ce matin devant le Parlement réuni en Congrès. Pas pour les présentations de vœux de fin d’année mais pour se prêter à un exercice constitutionnel, faire aux élus l’état de la Nation togolaise.
Devant les Députés et les Sénateurs, Faure Essozimna Gnassingbé a été dense et solennel. Il a prononcé un discours marquant une étape décisive dans la trajectoire institutionnelle du Togo. le Président du Conseil a appelé à une mutation profonde des pratiques politiques, à une gouvernance exigeante et à une mobilisation de tous pour faire de la cinquième République, un succès où résultats et atteintes d’objectifs se conjuguent et définissent le pays.

Une proximité avec les citoyens, dans un démarche de responsabilités et de consensus
Faure Gnassingbé, devant les élus du Peuple a reconnu et salué le sens des responsabilités et l’esprit de consensus ayant matérialisé la réforme constitutionnelle engageant le Togo dans un régime parlementaire moderne. Une évolution qu’il qualifie non d’ajustement technique, mais de “révolution de l’esprit public”. Désormais, affirme-t-il, “c’est ici, dans cette Assemblée, que se détermine la politique de la Nation”. Un changement de cap qui impose davantage de débats, de transparence et de proximité avec les citoyens.
Pour le Président du Conseil, les responsabilités connaissent un autre son de cloche aussi bien pour le gouvernement que pour les élus. La majorité au pouvoir doit assumer l’action ; l’opposition, exercer une vigilance constructive. Ainsi donc, le Parlement devra être un véritable “moteur d’impulsion démocratique”, plus actif, plus respecté et plus respectueux, tourné vers la construction plutôt que l’affrontement.

Trois priorités majeures selon le Président du Conseil
Structurant sa vision autour de trois priorités majeures., le Président du Conseil Faure E. Gnassingbé insiste avant tout sur la protection des citoyens, du territoire et des institutions dans un environnement régional encore instable.
Une stratégie togolaise de sécurité de proximité existe bel et bien, une résilience communautaire et une diplomatie de stabilité, piliers d’un rayonnement international fondé sur un panafricanisme moderne et une diplomatie économique ambitieuse.
La seconde priorité pour Faure Gnassingbé est de bâtir une République d’équité qui renforce l’inclusion et corrige les déséquilibres territoriaux. Ainsi donc, la décentralisation doit devenir un moteur de cohésion nationale. “La géographie ne doit plus être un facteur de destin”, a déclaré le Président du Conseil tout en appelant à un débat politique apaisé, nourri de propositions et non d’invectives.
Pour Faure Gnassingbé, la troisième priorité est d’accélérer la modernisation du pays en générant des résultats concrets. Pour ce faire, le Patron de l’exécutif togolais a établi une feuille de route articulée autour de dix chantiers essentiels : éducation, santé, eau, électricité, emploi des jeunes, sécurité alimentaire, inclusion financière, justice territoriale, transition écologique et digitalisation. L’objectif est clair : bâtir une économie plus compétitive, plus inclusive et résiliente face aux défis du XXIᵉ siècle. Il a également insisté sur la réforme de la justice, la lutte contre la corruption et l’accès équitable aux droits.
Un gouvernement d’action, d’efficacité et de redevabilité
Dans le but de parvenir à des résultats probants, Faure Gnassingbé s’inscrit dans une logique de gouvernement “d’action, d’efficacité et de redevabilité”. Ce qui voudrait signifier que chaque ministre devra répondre d’objectifs précis, tandis que le Parlement sera appelé à un contrôle renforcé de l’action publique. “Je veux que ce mandat soit jugé non sur ses intentions, mais sur ses résultats”, a-t-il insisté..
Un appel à un pacte national
Le Président du Conseil, dans son discours empreint d’engagement et de sincérité a lancé un appel à un pacte national basé sur la loyauté institutionnelle, la solidarité et la rigueur.
Pour Faure Gnassingbé, la cinquième République doit devenir une République d’équilibre et une République d’avenir, capable de relever les défis contemporains. “La République est entre nos mains”, a-t-il rappelé, engageant les parlementaires à écrire ensemble une nouvelle page de l’histoire politique du Togo.
Crédo TETTEH